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- L'eutrophisation (ou excès d'azote par rapport
à la capacité d'absorption des écosystèmes).
Selon Wikipedia
:
"L'eutrophisation touche les eaux et se manifeste par une prolifération
d'algues consécutive à l'introduction dans les eaux d'éléments nutritifs
tels que phosphates et nitrates. La croissance rapide des algues perturbe
en particulier le cycle biochimique de l'eau. L'acidification désigne
en revanche l'augmentation de substances acides dans la basse atmosphère,
à l'origine des "pluies acides" et du dépérissement de certaines forêts.
Les principaux polluants intervenant dans la caractérisation des impacts-scores
liés à ces deux phénomènes sont respectivement les phosphates (PO43-)
et l'azote (NH4+, NO et NO2) pour l'eutrophisation et les oxydes de soufre
(SOx), les oxydes d'azote (NOx), l'ammoniaque (NH3) et les acides halogéniques
(HCl, HF) pour l'acidification."
Selon un article paru dans le
Monde : "Les excès d'azote induisent une
pollution bien moins connue que celle provoquée par le carbone. Mais elle
s'avère tout autant dangereuse pour l'environnement et la santé.
Sans compter que ses dommages, essentiellement dus à l'agriculture, sont
estimés entre 70 et 320 milliards d'euros chaque année dans l'Union européenne,
soit de 150 à 740 euros par personne et par an ou encore plus du double
des bénéfices liés à l'utilisation d'azote pour l'agriculture européenne."
Autrement dit : Ce procédé que nous pratiquons volontairement
et qui provoque une perturbation de l'équilibre biologique des sols et
des eaux en dépassant la capacité d'absorption des écosystèmes
nous coûte plus cher que ce qu'il nous rapporte tant sur le plan
sanitaire qu'économique (???).
Je n'ai trouvé aucune étude globale du phénomène à l'échelle
mondiale, par contre il est fort probable que chaque point d'eau de la
rivière à l'océan en passant par les lacs et les nappes phréatiques (voir
cycle de l'eau au dessus) soit touché par ce phénomène et voit son écosystème
au minimum perturbé, au maximum étouffé et mourant ou...déjà
mort.
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- L'eau :
Les pluies acides suffisent à elles seules à modifier en profondeur la
faune piscicole et les écosystèmes forestiers.
Pour les plaines océaniques côtières (là où se concentre l'essentiel de
la faune et de la flore marines) ce sont les marrées noires, les dégazages
sauvages, les déchets radioactifs, et les rejets d'eaux usées par les
villes côtières qui transforment et rendent impropre l'environnement.
Tous ces facteurs sont liés directement au coût de traitement (où généralement
l'amende (lorsque l'on est pris) est moins importante que le traitement
en lui-même de tout une flotte de pétrolier) donc un problème lié à l'argent.
La pollution par les hydrocarbures est de 6 millions
de tonnes par an, dont 2,5% sont dus aux marrées noires, et 97,5% aux
dégazages en mer des pétroliers. (Autant une forte mobilisation
médiatique a lieu lorsqu'il y a une marrée noire autant nous n'entendons
que rarement parler du dégazage quotidien. Proportionnellement, la marrée
noire ne représente qu'une " goutte d'eau" dans l'océan mais...visuellement
plus percutant peut être ?).
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"Pour continuer avec les océans : La disparition
des poissons, à cause de la pollution et des méthodes de pêche industrielle,
peut être évaluée à 90% dans l'Atlantique Nord (prélèvements excédant
la reproduction des espèces, dégradation des fonds marins, destruction
de poissons non-consommables qui constituent la nourriture d'autres espèces).
On peut ajouter la maladie des coraux causée par le réchauffement des
océans ou la pollution. Si les coraux disparaissaient, ils entraîneraient
avec eux la disparition de nombreuses espèces de poissons qui y trouvent
un habitat et une source de nourriture.
Pour l'eau douce, la pollution des rivières, des fleuves, et des nappes
phréatiques par les rejets industriels et les pesticides, en particulier
les PCB (polychlorobiphényles) réduisent la fertilité animale et humaine.
En France, 90% des sources d'eau sont polluées par
des pesticides. L'eau de pluie est devenue non-potable dans certaines
régions industrialisées, et les pluies acides provoquent le dépérissement
ou la mort des arbres. La pénurie d'eau douce est causée non seulement
par la pollution directe mais également par le réchauffement, et l'exploitation
intensive des nappes phréatiques par l'agriculture industrielle."
(source : syti.net
).
"Abus passés envers l'environnement océanique : "En août 1970,
l'armée américaine a délibérément jeté dans l'océan Atlantique des conteneurs
renfermant 67 tonnes de gaz neurotoxique. Pire encore, la décharge est
proche d'une artère principale de ce système supportant la vie, le Gulf
Stream, ce qui rend le nettoyage encore plus urgent. Les Marines du monde,
les flottes de pêche et de croisière et de nombreuses villes côtières
utilisent avec désinvolture l'océan comme poubelle et toilettes. Le manque
de moyens d'assainissement adéquats est une des plus grandes menaces pour
la santé humaine. Il en résulte des problèmes de santé, des maladies et
des décès liés à la pollution des eaux côtières. L'Asie
du Sud représente à elle seule 825 millions de personnes qui vivent sur
la côte, sans installations sanitaires de base. Il n'est pas difficile
de comprendre pourquoi le niveau des eaux d'égout non traitées dans les
eaux côtières d'Asie du Sud est la plus élevé du monde. Ceci, en plus
d'être un risque pour la santé des personnes, crée des proliférations
d'algues toxiques qui causent la mort massive de poissons, de la faune
et les récifs coralliens (Transforming the Global Biosphere: Twelve Futuristic
Strategies by Elliott Maynard, Ph.D., Page 28). Les pratiques environnementales
destructives sont nombreuses. De gros chalutiers de la mer endommagent
l'environnement des fonds des océans sur une vaste échelle mondiale. Leurs
filets écrasent ou enterrent les organismes des fonds marins, détruisant
leur nourriture et leur zone de reproduction. Cet écosystème est essentiel
pour la reconstitution des stocks de nourriture marine (Transforming the
Global Biosphere: Twelve Futuristic Strategies by Elliott Maynard, Ph.D,
page 70). Ce processus fait plus de dégâts aux fonds
des mers que la coupe à blanc des forêts ne le fait à la surface de la
Terre. Un seul passage tue de 5 à 20 % des
animaux marins et ceci se déroule vingt quatre heures par jour, sept jours
par semaine, toute l'année, à l'échelle mondiale (Transforming
the Global Biosphere: Twelve Futuristic Strategies by Elliott Maynard,
Ph.D, page 70-71). La mauvaise gestion des ravinements a créé d'énormes
zones sans vie dans le golfe du Mexique où s'écoule le fleuve Mississippi.
Des pratiques destructives de pêche ont sur-pêchées les eaux au point
où la majorité du plus productif, du plus grand et du plus reproducteur
des poissons est proche de l'extinction. Dans le monde entier, les grandes
espèces marines et les récifs coralliens qui les entretiennent sont en
voie de disparition rapide, mais pas de manière naturelle ou parce que
leur mort, d'une façon ou l'autre prolonge notre mode de vie. Au contraire,
ces extinctions nous mettent en danger et dérivent de notre propre arrogance
et ignorance. Même pour les plus complexes des écologies de vie, nous
agissons comme des prédateurs". - " Concevoir
le futur " - J.Fresco
"Les politiques agricoles nationales et communautaires récentes ont
cependant modifié une situation d'équilibre. Cette intensification a entraîné
une augmentation significative des prélèvements en eau conduisant à l'apparition
de problèmes environnementaux croissants. Citons, par exemple : les impacts
directs de prélèvements conduisant à des abaissements de nappes souterraines
ou à des réductions de débits dans les rivières ; les impacts secondaires
plus difficilement mesurables tels la disparition de zones humides (également
liée à la mise en place de systèmes de drainage), l'apparition de déficits
d'oxygène dans les rivières pouvant conduire à l'extinction de telle ou
telle espèce végétale ou animale ou la salinisation progressive de nappes
souterraines proches des zones côtières ; les problèmes environnementaux
associés à la construction de barrages et au détournement de cours d'eau
pour l'irrigation ; les impacts liés à l'utilisation de l'eau au niveau
de la parcelle agricole entraînant un lessivage plus important de nitrates
ou de pesticides et une pollution des nappes souterraines et des rivières.
Les politiques d'intensification ont également conduit à une extension
géographique importante de l'irrigation en Europe du Nord, et plus particulièrement
en France, en Belgique, au Royaume Uni et aux Pays-Bas. Il est clair que
l'agriculture n'est pas le seul acteur perturbant le cycle de l'eau. L'urbanisation
des zones à risques d'inondations, le tourisme ou la construction de routes
ou canaux bloquant les chemins naturels d'évacuations des eaux ont également
un impact environnemental certain. A cela s'ajoute la consommation humaine
en eau, celle des animaux, la demande industrielle, en particulier en
eau de refroidissement, son utilisation comme moyen de transport ou comme
solvant, les rejets humains, animaux et industriels. Dans
de nombreux cas, les différents secteurs en compétition sont à la fois
cause et victime de la détérioration de la sécurité de l'approvisionnement
et de la qualité de l'eau." - europa.eu
Jeremy Rifkin
(grand spécialiste Nord Américain sur les impacts en termes sociétaux,
environnementaux et socio-économiques) prend
régulièrement la France en exemple négatif pour expliquer comment 40%
de notre réserve d'eau douce sert à refroidir nos générateurs nucléaires.
On se défait de 40% de l'eau potable disponible
pour créer 17% de l'énergie nécessaire à nos besoins !!!!!!
Sans compter que l'eau surchauffée par les générateurs nucléaires est
directement rejetée dans la nature et par conséquence contribue au réchauffement
et la disparition des terres arables.
Depuis des décennies nous pourrions par la géothermie présente partout
sous le sol mondial, nous chauffer en investissant juste dans des pompes
à chaleur (C'est EDF qui le dit sur son propre site
sur lequel on peut lire : Une centrale géothermique produit de l'électricité
grâce à la chaleur de la Terre qui transforme l'eau contenue dans les
nappes souterraines en vapeur et permet de faire tourner une turbine et
un alternateur.). Wikipedia
d'ajouter que cette énergie est INEPUISABLE
même si sa répartition n'est pas équivalente à chaque point du globe.
Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Pourquoi choisir de polluer et gaspiller
l'eau douce ? Une crise de l'eau affectera la moitié
de la population mondiale d'ici à 2030 selon l'ONU et le Conseil Mondial
de l'eau ( source : Wikipedia
- Ressource hydrique).
Info
plus récente (02/12) : Cinq fois plus de pesticides autorisés, par
la Direction Générale de la Santé, dans l'eau du robinet depuis février
2011. Pourquoi ? Faire croire à une amélioration des services avant campagne
présidentielle. " On préfère changer les graduations du thermomètre plutôt
que de soigner la fièvre ".
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