ETAT DES LIEUX :

 

1ère partie - Quadrillage de terrien

 

Pour commencer, dressons un état des lieux des ressources de la planète.

Pourquoi ?
Parce que les ressources sont la priorité absolue,
la première marche du vivant : la survie.

Sans air, sans eau, sans nourriture, sans une température adéquate pas la peine de tergiverser, on meurt.
Donc, tout le reste n'étant que secondaire, première chose, qu'en est-il de la quantité et de la qualité de ce dont on dispose sur notre bonne vieille planète ?
Parallèlement, il est impératif de savoir jusque quand notre vaisseau spatial unique qui a pour nom " La Terre ", pourra encore nous porter compte tenu des conditions d'équilibre dont il a nécessairement besoin.
Délimiter une notion de temps permet d'échelonner les mises en place à effectuer pour corriger le tir si besoin était.
Soyons méthodique :
Pour survivre il nous faut quoi ?
Air - Eau - Nourriture - Chaleur.
L'air, l'eau, les matières nutritives (quelles soient animales, végétales ou minérales (sels minéraux et oligo-éléments)) ainsi que les ressources calorifiques sont intimement liés et en interaction permanente. Agir sur l'un de ces éléments entraîne forcément une répercussion sur les autres, c'est pourquoi ces différentes données ne seront pas sectorisées dans leur étude mais analysées ensemble.
Comment ça fonctionne :
L'air c'est quoi ?
L'air que nous respirons est en fait une association de plusieurs gaz. Pour 100 litres d'air on a : 78 litres d' azote, 21 litres d' oxygène, 0,9 litre d' argon ainsi que d'autres gaz, mais en quantité très faible, tel que l'hélium, l'ozone, l' hydrogène , le krypton , etc....
Les fonctions vitales de ces gaz sont :
- l'oxygène, qui est indispensable aux êtres vivants pour la respiration; nous permet également la combustion, sans combustion impossible de se chauffer, de se déplacer en voiture, etc...
- l'azote, lui est consommé principalement par quelques plantes et entre dans la constitution des protéines de tous les tissus vivants.
- l'ozone stratosphérique, à environ 25 km du sol, filtre les ultraviolets B, extrêmement dangereux pour l'homme.
- Cycle de l'oxygène :

Il est assuré grâce aux végétaux qui transforment l'énergie lumineuse du soleil (en absorbant du gaz carbonique et de l'eau) en oxygène.
- Cycle de l'azote :

Les végétaux absorbent les nitrates du sol; puis les excréments et cadavres des animaux qui mangent les végétaux, produisent après transformation dans le sol de l'azote qui se dissipe dans l'atmosphère et produit des nitrates.
- L'eau et les phénomènes météorologiques :

C'est dans la troposphère (entre la surface et 15 km environ) que se situe toute l'action météorologique. C'est donc dans cette couche que se forment les nuages, le vent, les tempêtes, etc...
- Le vent n'est qu'un vaste courant d'air qui se forme grâce:
o- aux différences de températures, l'air chaud, plus léger, s'élève au dessus de l'air froid, ce phénomène bien connu en été au bord de la mer est appelé vent thermique.
o- à la rotation de la Terre (force de Coriolis) qui dévie les masses d'air vers la droite dans l'hémisphère nord et vers la gauche dans le sud.
- Les nuages, eux sont dus au phénomène d'évaporation de l'eau (30 gr d'eau maxi par M3 d'air à 20°) et aux différences de températures. Si la température baisse et que l'air est saturé en eau, la vapeur d'eau va se transformer en gouttelettes ou en cristaux de glace.
Cette condensation donne naissance aux brouillards mais aussi aux nuages lorsque des mouvements ascendants de l'air s'y combinent.
La pluie, elle se forme tout simplement à l'intérieur des nuages, les gouttelettes les plus grosses absorbent les plus petites et lorsqu'elles sont trop lourdes elles tombent.
Quelques chiffres :
La Terre est âgée d'environ 4,6 milliards d'années. Si nous ramenons cette durée (pour simplifier) à 46 ans, sur cette échelle de 46 années la présence de l'homme se résume à 4 heures et le temps écoulé depuis le début de la révolution industrielle à 1 seule petite minute. (Notre technologie "avancée" vient juste d'arriver).
A chaque respiration nous absorbons 1/2 litre d'air, soit environ 14 000 litres par jour.
Volume d'air inhalé (en litre par minute) en phase de:
- repos: 6
- marche: 15
- montée d'escalier: 30 à 40
- vélo intensif ou en côte: 60 à 100

Temps nécessaire à l'effacement de certaines traces de pollution:
- éruption volcanique: quelques années
- gaz carbonique: environ 50 ans
- CFC (gaz propulseur...): quelques siècles
- radioactivité: de quelques heures (argon 41) à plusieurs milliards d'années (uranium 238).
Ces chiffres expliquent pourquoi 60% des maladies graves et mortelles proviennent du mauvais état de l'air que nous respirons. Notre consommation quotidienne étant à la fois importante en quantité et indispensable en qualité. Certains polluants, notamment le formaldéhyde, sont même considérés comme cancérigènes. 40% des chambres des bébés contiennent des polluants en quantité supérieure aux normes (étude de 60 millions de consommateurs).

3 animations multimédias intitulées "Pour une terre durable", "La capture et le stockage géologique du CO2" et "Sites et sols pollués" résument très bien ce propos. Elles sont consultables sur le site du BRGM à cette adresse

Etat de l'air Chiffre de l'année 2011 :
Pollution atmosphérique Selon l'OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) :

" Plus de 2 millions de personnes meurent du fait de l'inhalation de particules fines présentes dans l'air intérieur et extérieur ".



Chaque année dans le monde, plus de 2 millions de décès sont dus à la pollution atmosphérique : sur ces 2 millions, 1,3 million décèdent pour avoir trop respiré de pollutions urbaines. Les effets les plus graves de la pollution de l'air s'observent chez les personnes déjà malades, les enfants et les personnes âgées. Selon l'OMS, sur les 2 millions de décès, 1,1 million pourraient être évités si les normes étaient respectées.
Pour lutter contre la pollution de l'air, l'organisation basée à Genève recommande de développer les transports publics, promouvoir la marche et le vélo, et réduire l'utilisation du charbon dans les centrales thermiques. Mais l'étude publiée aujourd'hui reste incomplète, "puisqu'il manque les chiffres de nombreux pays, comme la Russie et certains pays africains". Dans de nombreuses villes, indique Maria Neira, médecin et directrice du département Santé publique et environnement de l'OMS, "la pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé". "De nombreux pays sont dépourvus de réglementation sur la qualité de l'air, et lorsqu'il y en a une, les normes nationales et leur application varient considérablement", complète la directrice du département.
Les premières causes de la pollution de l'air sont l'industrie, les moyens de transport, l'utilisation de biomasse ou de charbon dans les cuisines et pour le chauffage, ainsi que les centrales électriques au charbon. Les zones les plus dangereuses sont situées dans les pays à croissance rapide, comme l'Inde et la Chine.
Dans certaines métropoles, indique l'OMS qui se refuse à dresser un classement, la concentration des particules fines est jusqu'à 15 fois supérieure au seuil maximum fixé par l'OMS. Cette pollution provient surtout de sources de combustion, comme les centrales électriques et les véhicules à moteur. Pour Maria Neira, si les pays contrôlent et gèrent correctement l'environnement, "nous pouvons réduire considérablement le nombre de gens qui souffrent d'affections respiratoires et cardiaques et de cancer du poumon".
80 des 91 pays ayant transmis des informations à l'OMS ne respectent pas les valeurs de référence de l'organisation internationale en matière de pollution de l'air. (source : étude publiée le 26 septembre 2011 par l'Organisation mondiale de la santé). L'OMS a compilé les données sur la qualité de l'air, fournies par 1.100 villes dans 91 pays. La pollution de l'air concerne l'Europe entière : 90% des populations des villes sont exposées à des niveaux de pollution supérieurs aux valeurs recommandées par l'OMS. Et aucun progrès notable n'a été observé depuis 10 ans. Pour l'Europe, 100 000 décès et 725 000 années de vies perdues par an seraient attribuables à l'exposition aux particules fines. Ces chiffres alarmants sont à rapprocher du droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé reconnu par la loi sur l'air du 30 décembre 1996. Les polluants atmosphériques sont présents sous formes de gaz ou de particules fines que l'on respire. Source : encyclo-ecolo.com
En résumé, nous préférons :
1) Sous équipés les industries de filtres ou de moyens efficaces à une non pollution afin d'éviter des coûts supplémentaires à l'amortissement de l'outil de travail.
2) Continuer dans la voie des choix énergétiques polluants dans les transports afin de répondre aux lobbyings des pétroliers.
3) Ajouter des pesticides, des insecticides, des fongicides… dans l'agriculture afin de produire à meilleur marché.
4) Garder sur le marché des produits dégageant des polluants pour des raisons économiques.
5) Favoriser des choix de chauffage non judicieux pour raison de lobbyings privés. Tout en sachant que cela équivaut à 2 millions de décès directs chaque année. Ce choix est tellement délibéré qu'aucun progrès notable n'est observé depuis 10 ans et que les valeurs de références en matière de protections ne sont pas respectées. De plus, nous ne disposons pas des chiffres de certains grand pays et plus de la moitié des pays du monde ne sont pas représentés dans ces données (91 sur 194 répertoriés par l'ONU (54 en Afrique, 35 en Amérique, 47 en Asie, 44 en Europe et 14 en Océanie)). Nous pouvons en conclure que ces 2 millions de personnes peuvent sûrement se multiplier par 2 si l'on compte la totalité de la planète.

Questions :
Pour les humains : Quel pourcentage de mort faut-il atteindre pour ne serait-ce que trouver un moyen de ne pas voir ce chiffre continuer de grimper ?
Pour la Terre : Avec une telle pollution de l'air, l'écosystème va-t-il tenir ?
Puis-je prouver tout ce que je viens d'avancer à propos des choix économiques ?
D'après le site Syti.net qui est un regroupement de données :
1950 : 1.7 Milliards de tonnes de CO2 sont émis par l'activité humaine.
2000 : 18 Milliards de tonnes de CO2 sont émis par l'activité humaine
Soit un facteur multiplicateur supérieur à 10 en l'espace de 50 ans.
La concentration de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 20% jusqu'à la révolution industrielle puis de 40% depuis. En 2050 on pourrait atteindre un écart de 250% par rapport à 1950. Si nos émissions sont réduites au niveau individuelles mais non industrielles nous atteindront 160% au lieu de 250%. En tout état de cause nous prendrons au minimum 5 à 6° de chaleur en plus ce qui implique un investissement de régulation climatique important, un coût de l'eau exorbitant, des sécheresses exponentielles, des terres arables encore plus raréfiées et par conséquence une production agricole au coût explosif, des tempêtes dévastatrices qui augmentent avec l'évaporation plus conséquente des océans...
Selon l'ONU, les catastrophes naturelles touchent de plus en plus de personnes dans le monde, du fait des changements climatiques mais aussi à cause d'une urbanisation incontrôlée dans de nombreux pays, ce qui accroît les risques de glissement de terrain, de coulées de boues ou d'inondations.
En 2003, 254 millions de personnes ont été touchées à des degrés divers par des phénomènes tels qu'inondations, sécheresse, tremblements de terre ou ouragans.
Le fait que nous subissions un réchauffement climatique n'est plus remis en question, seules les prévisions sèment encore la discorde. Rare sont ceux qui osent donner des dates mais tous tournent autour de 2020/2030 pour dire en résumé que le réchauffement de l'air au-delà du problème qualitatif de celui ci aura des conséquences lourdes en eau (fonte des banquises + recul des glaciers) donc inondations, en réfugiés climatiques, en perte de quantité de stock d'eau pure. Parallèlement, la fonte produisant plus d'eau il y aura plus d'évaporation donc plus d'ouragans, de cyclones… L'eau chaude conjuguée à l' air chaud créée un cycle exponentiel qui produira : des sécheresses (intérieure des terres) qui impliqueront des problèmes d'agricultures, des récessions économiques (avec son cortège de soucis bancaires et d'assurances), des épidémies, des retours de maladies type choléra, paludisme…. La modification des courants marins dont le Gulf Stream (qui est notre thermostat planétaire), produit une dérive Nord atlantique qui impliquera rapidement une mini glaciation en Europe de l'Ouest (disparition d'habitat naturel, de faune, de flore…).

Petit détail édifiant : Juin 2006 les Inuits du Nord Canada (Inuits de Kuujjuaq) ont commandé des climatiseurs car il faisait… 31°C.

Une des source de ces infos apocalyptique : planete-energies.com est à l'initiative de la firme Total. Nous sommes en droit de penser qu'elle connaît bien son sujet.
Une autre source intéressante est issue du journal le Figaro qui n'a pas pour réputation de développer des arguments "gauchisants" : D'après Universal Ecologic Fund, d'ici 2020 le thermomètre grimpera en moyenne de 2,4°. Implication directe : Pénurie alimentaire car chute de production de blé-riz-maïs (3 des 4 principales cultures agricoles avec le soja). L'eau et le climat seront affectés (ex : 2/3 des terres arables africaines disparaissent).
Encore une autre source mais toujours les mêmes infos : le site de Sylvain Timsit (ami de Bernard Werber). Qu'on les apprécie ou non, ces personnes ont le mérite d'être fiables dans le condensé d'informations qu'elles nous proposent et dans le choix de leurs sources d'informations. "D'après les climatologues, d'ici 2100, il n'y aura plus du tout de glace au pole nord durant l'été donc… sans le rôle régulateur des glaciers, pénurie d'eau sur les fleuves et leurs affluents et confluents. Le réchauffement des océans, en plus du gonflement qui implique des inondations côtières et le surplus d'eau de fonte, dérèglera le Gulf Stream, ce qui aura pour conséquence direct des créations de cyclones (modification des échanges entres les eaux de surface et les eaux profondes dans l'océan) et un climat Canadien pour l'Europe de l'ouest."
Notre premier bilan, en ne considérant que la pollution atmosphérique de l'air induit que dans le meilleur des cas, l'écosystème évolue et s'adapte mais chose certaine, d'ici à 2030, rien qu'avec le facteur " air " et donc " climatique " nous jouerons au yoyo entre des hivers glacés, des printemps à cyclones et ouragans, des étés brûlants avec une progression désertique (déjà prévu avant fin 2050 pour le sud de l'Espagne), des automnes inondant et toute l'année des millions de personnes mourants ou devenant réfugiés climatiques.
Saurons-nous nous adapter en si peu de temps et ces conditions de vie sont-elles intéressantes ?
Sans compter que la situation peut encore empirer en fonction des choix futurs des consortiums économiques, militaro-industriels et des grands lobbyings bancaires (le reste des infos prouvera que ça va se gâter).
A ce point et malgré le peu de facteurs pris en considération, nous ne pouvons qu'avoir conscience que la totalité des ressources premières et naturelles sont polluées : air, eau, sol. Par voie de conséquence : végétation et animaux.

Qu'en est-il un peu plus haut dans l'atmosphère ?
-Couche d'ozone :
Rôle de la couche d'ozone : absorption des ultraviolet (cette couche représente environ 3mm d'épaisseur. Elle se mesure en unités Dobson (DU, 1 DU correspondant à 2.686.100 molécules d'ozone par m²). Son épaisseur varie, elle est moins épaisses aux tropiques)
" Les conséquences d'une diminution de l'épaisseur de la couche d'ozone tiennent essentiellement au rôle de filtre du rayonnement solaire que joue ce constituant de l'atmosphère. Une augmentation du rayonnement solaire ultraviolet entraînerait alors des modifications dans les processus de destruction des molécules de la matière vivante, des mutations génétiques, le blocage de la photosynthèse, des perturbations de la reproduction du phytoplancton, premier maillon de la chaîne alimentaire des océans, des cancers de la peau et des déficiences immunitaires. "
Source : TPE - Travail personnel encadré - pour un exposé scolaire).


Institut Pierre Simon Laplace
" En Antarctique, le "trou d'ozone" (qui correspond à une destruction de plus de la moitié du contenu total d'ozone au printemps) est un phénomène récurrent en raison des températures extrêmement basses dans la stratosphère chaque hiver. En Arctique en revanche, les températures hivernales sont en moyenne plus élevées qu'au pôle Sud et les conditions météorologiques varient beaucoup d'une année à l'autre. Les conditions ne sont donc pas toujours réunies pour qu'une diminution importante d'ozone y soit observée. Cette année (2011), trou record de 40%. Selon le dernier rapport international d'évaluation de l'état de la couche d'ozone, l'ozone devrait retrouver son niveau des années 1980 autour de 2045-60 au pôle Sud, et probablement une ou deux décennies plus tôt au pôle Nord. " - notre-planete.info
Note perso : Là, il est dit que plus de la moitié de l'ozone est trouée sur un pole pendant le printemps et 40% sur l'autre pole pendant l'hiver. Conclusion nous sommes à quasi 50% de protection 6 mois de l'année sur l'étendue des deux pôles. Si rien n'empire nous " devrions " retrouver l'état des années 80 dans 50 ans. En sachant que les années 80 ne sont pas des années d'équilibre ou de bonne santé de l'ozone, juste le moment où l'on a pris conscience qu'il fallait réagir car les relevés étaient déjà préoccupant car déjà en déséquilibre. Des infos plus pointues se trouvent sur le site officiel Suisse du BAFU (Office Fédéral de l'Environnement) dont voici un extrait :
Diminution de la couche d'ozone (état) :
Sous nos latitudes, la concentration d'ozone a diminué de quelque 5% depuis 1980.
En Antarctique, la couche d'ozone diminue de 50% en septembre et en octobre, lors de la formation du trou dans la couche d'ozone.
En Arctique, la diminution peut atteindre 40% lors d'hivers très froids (comme en 2010/2011 p. ex.).
De petits "trous d'ozone" peuvent alors se former, qui se déplacent ensuite et passent au-dessus de la Suisse durant quelques jours en hiver. Pendant ce laps de temps, le rayonnement UV augmente considérablement (jusqu'à +50 %). Si les efforts entrepris actuellement à l'échelle mondiale sont maintenus, la couche d'ozone pourrait retrouver en 2060 son niveau d'avant 1980. Quant au trou dans la couche d'ozone, il ne se comblera vraisemblablement qu'entre 2060 et 2075.
Les changements climatiques influeront considérablement sur ces deux processus de régénération, d'où la nécessité de coordonner les mesures visant à reconstituer la couche d'ozone et celles destinées à préserver le climat.
Accroissement du rayonnement UVB (impacts) :
Sous nos latitudes, l'atteinte de la couche d'ozone a eu pour effet une augmentation d'environ 6% du rayonnement UVB moyen entre 1980 et 1999, pouvant aller jusqu'à 50% lors du passage de petits "trous d'ozone" en provenance de l'Arctique.
Lorsque le trou d'ozone se forme, le rayonnement UV augmente de 130% dans l'Antarctique. Ce rayonnement intense peut affecter la santé humaine (coups de soleil, cancers de la peau, affections oculaires). Il porte atteinte à toute forme de vie sur terre, entraînant notamment une diminution de la productivité de la biomasse dans la couche supérieure des océans. Le rayonnement UVB a également des effets sur certains matériaux (plastiques), dont il accélère le vieillissement. On estime que, si le Protocole de Montréal n'avait pas été mis en œuvre, le rayonnement UVB aurait vraisemblablement augmenté de plus de 100 % sous nos latitudes jusqu'en 2050.

Autre indicateur :
- L'eutrophisation (ou excès d'azote par rapport à la capacité d'absorption des écosystèmes).
Selon Wikipedia :
"L'eutrophisation touche les eaux et se manifeste par une prolifération d'algues consécutive à l'introduction dans les eaux d'éléments nutritifs tels que phosphates et nitrates. La croissance rapide des algues perturbe en particulier le cycle biochimique de l'eau. L'acidification désigne en revanche l'augmentation de substances acides dans la basse atmosphère, à l'origine des "pluies acides" et du dépérissement de certaines forêts. Les principaux polluants intervenant dans la caractérisation des impacts-scores liés à ces deux phénomènes sont respectivement les phosphates (PO43-) et l'azote (NH4+, NO et NO2) pour l'eutrophisation et les oxydes de soufre (SOx), les oxydes d'azote (NOx), l'ammoniaque (NH3) et les acides halogéniques (HCl, HF) pour l'acidification."
Selon un article paru dans le Monde : "Les excès d'azote induisent une pollution bien moins connue que celle provoquée par le carbone. Mais elle s'avère tout autant dangereuse pour l'environnement et la santé. Sans compter que ses dommages, essentiellement dus à l'agriculture, sont estimés entre 70 et 320 milliards d'euros chaque année dans l'Union européenne, soit de 150 à 740 euros par personne et par an ou encore plus du double des bénéfices liés à l'utilisation d'azote pour l'agriculture européenne."
Autrement dit : Ce procédé que nous pratiquons volontairement et qui provoque une perturbation de l'équilibre biologique des sols et des eaux en dépassant la capacité d'absorption des écosystèmes nous coûte plus cher que ce qu'il nous rapporte tant sur le plan sanitaire qu'économique (???).
Je n'ai trouvé aucune étude globale du phénomène à l'échelle mondiale, par contre il est fort probable que chaque point d'eau de la rivière à l'océan en passant par les lacs et les nappes phréatiques (voir cycle de l'eau au dessus) soit touché par ce phénomène et voit son écosystème au minimum perturbé, au maximum étouffé et mourant ou...déjà mort.
- L'eau :
Les pluies acides suffisent à elles seules à modifier en profondeur la faune piscicole et les écosystèmes forestiers.
Pour les plaines océaniques côtières (là où se concentre l'essentiel de la faune et de la flore marines) ce sont les marrées noires, les dégazages sauvages, les déchets radioactifs, et les rejets d'eaux usées par les villes côtières qui transforment et rendent impropre l'environnement. Tous ces facteurs sont liés directement au coût de traitement (où généralement l'amende (lorsque l'on est pris) est moins importante que le traitement en lui-même de tout une flotte de pétrolier) donc un problème lié à l'argent. La pollution par les hydrocarbures est de 6 millions de tonnes par an, dont 2,5% sont dus aux marrées noires, et 97,5% aux dégazages en mer des pétroliers. (Autant une forte mobilisation médiatique a lieu lorsqu'il y a une marrée noire autant nous n'entendons que rarement parler du dégazage quotidien. Proportionnellement, la marrée noire ne représente qu'une " goutte d'eau" dans l'océan mais...visuellement plus percutant peut être ?).

"Pour continuer avec les océans : La disparition des poissons, à cause de la pollution et des méthodes de pêche industrielle, peut être évaluée à 90% dans l'Atlantique Nord (prélèvements excédant la reproduction des espèces, dégradation des fonds marins, destruction de poissons non-consommables qui constituent la nourriture d'autres espèces). On peut ajouter la maladie des coraux causée par le réchauffement des océans ou la pollution. Si les coraux disparaissaient, ils entraîneraient avec eux la disparition de nombreuses espèces de poissons qui y trouvent un habitat et une source de nourriture.
Pour l'eau douce, la pollution des rivières, des fleuves, et des nappes phréatiques par les rejets industriels et les pesticides, en particulier les PCB (polychlorobiphényles) réduisent la fertilité animale et humaine. En France, 90% des sources d'eau sont polluées par des pesticides. L'eau de pluie est devenue non-potable dans certaines régions industrialisées, et les pluies acides provoquent le dépérissement ou la mort des arbres. La pénurie d'eau douce est causée non seulement par la pollution directe mais également par le réchauffement, et l'exploitation intensive des nappes phréatiques par l'agriculture industrielle." (source : syti.net ).

"Abus passés envers l'environnement océanique : "En août 1970, l'armée américaine a délibérément jeté dans l'océan Atlantique des conteneurs renfermant 67 tonnes de gaz neurotoxique. Pire encore, la décharge est proche d'une artère principale de ce système supportant la vie, le Gulf Stream, ce qui rend le nettoyage encore plus urgent. Les Marines du monde, les flottes de pêche et de croisière et de nombreuses villes côtières utilisent avec désinvolture l'océan comme poubelle et toilettes. Le manque de moyens d'assainissement adéquats est une des plus grandes menaces pour la santé humaine. Il en résulte des problèmes de santé, des maladies et des décès liés à la pollution des eaux côtières. L'Asie du Sud représente à elle seule 825 millions de personnes qui vivent sur la côte, sans installations sanitaires de base. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi le niveau des eaux d'égout non traitées dans les eaux côtières d'Asie du Sud est la plus élevé du monde. Ceci, en plus d'être un risque pour la santé des personnes, crée des proliférations d'algues toxiques qui causent la mort massive de poissons, de la faune et les récifs coralliens (Transforming the Global Biosphere: Twelve Futuristic Strategies by Elliott Maynard, Ph.D., Page 28). Les pratiques environnementales destructives sont nombreuses. De gros chalutiers de la mer endommagent l'environnement des fonds des océans sur une vaste échelle mondiale. Leurs filets écrasent ou enterrent les organismes des fonds marins, détruisant leur nourriture et leur zone de reproduction. Cet écosystème est essentiel pour la reconstitution des stocks de nourriture marine (Transforming the Global Biosphere: Twelve Futuristic Strategies by Elliott Maynard, Ph.D, page 70). Ce processus fait plus de dégâts aux fonds des mers que la coupe à blanc des forêts ne le fait à la surface de la Terre. Un seul passage tue de 5 à 20 % des animaux marins et ceci se déroule vingt quatre heures par jour, sept jours par semaine, toute l'année, à l'échelle mondiale (Transforming the Global Biosphere: Twelve Futuristic Strategies by Elliott Maynard, Ph.D, page 70-71). La mauvaise gestion des ravinements a créé d'énormes zones sans vie dans le golfe du Mexique où s'écoule le fleuve Mississippi. Des pratiques destructives de pêche ont sur-pêchées les eaux au point où la majorité du plus productif, du plus grand et du plus reproducteur des poissons est proche de l'extinction. Dans le monde entier, les grandes espèces marines et les récifs coralliens qui les entretiennent sont en voie de disparition rapide, mais pas de manière naturelle ou parce que leur mort, d'une façon ou l'autre prolonge notre mode de vie. Au contraire, ces extinctions nous mettent en danger et dérivent de notre propre arrogance et ignorance. Même pour les plus complexes des écologies de vie, nous agissons comme des prédateurs". - " Concevoir le futur " - J.Fresco

"Les politiques agricoles nationales et communautaires récentes ont cependant modifié une situation d'équilibre. Cette intensification a entraîné une augmentation significative des prélèvements en eau conduisant à l'apparition de problèmes environnementaux croissants. Citons, par exemple : les impacts directs de prélèvements conduisant à des abaissements de nappes souterraines ou à des réductions de débits dans les rivières ; les impacts secondaires plus difficilement mesurables tels la disparition de zones humides (également liée à la mise en place de systèmes de drainage), l'apparition de déficits d'oxygène dans les rivières pouvant conduire à l'extinction de telle ou telle espèce végétale ou animale ou la salinisation progressive de nappes souterraines proches des zones côtières ; les problèmes environnementaux associés à la construction de barrages et au détournement de cours d'eau pour l'irrigation ; les impacts liés à l'utilisation de l'eau au niveau de la parcelle agricole entraînant un lessivage plus important de nitrates ou de pesticides et une pollution des nappes souterraines et des rivières. Les politiques d'intensification ont également conduit à une extension géographique importante de l'irrigation en Europe du Nord, et plus particulièrement en France, en Belgique, au Royaume Uni et aux Pays-Bas. Il est clair que l'agriculture n'est pas le seul acteur perturbant le cycle de l'eau. L'urbanisation des zones à risques d'inondations, le tourisme ou la construction de routes ou canaux bloquant les chemins naturels d'évacuations des eaux ont également un impact environnemental certain. A cela s'ajoute la consommation humaine en eau, celle des animaux, la demande industrielle, en particulier en eau de refroidissement, son utilisation comme moyen de transport ou comme solvant, les rejets humains, animaux et industriels. Dans de nombreux cas, les différents secteurs en compétition sont à la fois cause et victime de la détérioration de la sécurité de l'approvisionnement et de la qualité de l'eau." - europa.eu

Jeremy Rifkin (grand spécialiste Nord Américain sur les impacts en termes sociétaux, environnementaux et socio-économiques) prend régulièrement la France en exemple négatif pour expliquer comment 40% de notre réserve d'eau douce sert à refroidir nos générateurs nucléaires. On se défait de 40% de l'eau potable disponible pour créer 17% de l'énergie nécessaire à nos besoins !!!!!!
Sans compter que l'eau surchauffée par les générateurs nucléaires est directement rejetée dans la nature et par conséquence contribue au réchauffement et la disparition des terres arables.
Depuis des décennies nous pourrions par la géothermie présente partout sous le sol mondial, nous chauffer en investissant juste dans des pompes à chaleur (C'est EDF qui le dit sur son propre site sur lequel on peut lire : Une centrale géothermique produit de l'électricité grâce à la chaleur de la Terre qui transforme l'eau contenue dans les nappes souterraines en vapeur et permet de faire tourner une turbine et un alternateur.). Wikipedia d'ajouter que cette énergie est INEPUISABLE même si sa répartition n'est pas équivalente à chaque point du globe.
Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Pourquoi choisir de polluer et gaspiller l'eau douce ? Une crise de l'eau affectera la moitié de la population mondiale d'ici à 2030 selon l'ONU et le Conseil Mondial de l'eau ( source : Wikipedia - Ressource hydrique).
Info plus récente (02/12) : Cinq fois plus de pesticides autorisés, par la Direction Générale de la Santé, dans l'eau du robinet depuis février 2011. Pourquoi ? Faire croire à une amélioration des services avant campagne présidentielle. " On préfère changer les graduations du thermomètre plutôt que de soigner la fièvre ".

Cette carte,
qui se passe facilement de commentaires,
résume à elle seule l'étendue d'une situation.


 
Conclusion pour l'air et l'eau :
" Jusque dans les années 1970 la pollution atmosphérique était considérée comme un problème local, certaines zones urbaines industrialisées étaient sujettes à des manifestations de pollutions (le fameux smog de Londres en 1952) . Une directive européenne de 1972, proposa alors l'usage de hautes cheminées comme moyen de lutte contre la pollution. Avec le phénomène des forêts atteintes par les pluies acides, on a parlé de pollutions transfrontalières. Puis avec l'appauvrissement de la couche d'ozone et l'effet de serre, la pollution atmosphérique a enfin été considérée à l'échelon mondial. Les enjeux sont aujourd'hui planétaires. Ces pollutions globales mettent en cause les modes de développement. A l'heure où les pays industrialisés semblent prendre conscience de la gravité du problème, il serait souhaitable qu'ils accompagnent les pays en voie de développement, afin que ceux-ci ne fassent pas les mêmes erreurs (telle la Chine actuellement). En été, par temps chaud et absence de vent, l'ozone troposphérique et l'effet de serre grimpent et dépassent les valeurs limites fixées pour protéger l'homme et la végétation. En raison de la complexité des processus de formation de l'ozone et du seuil de pollution de l'atmosphère que nous avons atteint, seule une très ambitieuse politique de protection de l'air, curative et préventive, pourra donner des résultats progressivement. Les mesures ponctuelles (limitation de la vitesse, etc.) ne sont pas des solutions et prouvent systématiquement leur inefficacité dans l'indifférence la plus totale. " Source : universnature.com

" Au final, il ne nous reste sur la planète, seulement 0,03% d'eau consommable et disponible ".- dirigeants-durables.com

 


- Nourriture :
Les facteurs prédominant pour l'alimentaire sont : sur Terre, la terre arable - dans l'eau de mer, le phytoplancton - dans l'eau douce, l'oxygène.
Pour le phytoplancton nous avons vu les conséquences désastreuses du réchauffement dû à l'augmentation du rayonnement solaire UV, les pollutions pétrolières ainsi que la surpêche. D'après certains barèmes optimistes, 2100 est la grande limite à la viabilité de la chaine alimentaire marine si rien de littéralement différent n'est fait d'ici là. Pour la plus part des chercheurs on préfère parler des alentours de 2050/70. Pour d'autres, il serait déjà trop tard. L'Ifremer met à disposition énormément d'infos sur son site " ifremer.fr " et plus particulièrement sur cette page pour tout ce qui concerne le phytoplancton.
Pour l'eau douce, l'agressivité de l'agriculture intensive liée aux polluants et à l'eutrophisation ont peu à peu eu raison de la faune et de la flore. Nombre d'espèces de poissons sont de moins en moins fertiles et les taux de polluants absorbés les rendent impropres voir dangereux à la consommation (touche d'ironie : alors qu'il n'y avait pas de " mangeurs d'hommes " naturels dans nos eaux, notre activité a rendu certains poissons dangereux pour notre vie). Idem pour la flore qui voit sa diversification se détériorer et disparaitre lentement. L'eau douce est lessivée à 90% par les polluants agricoles. Les chiffres et les dates sont encore plus alarmants que pour l'eau salée. L'eau douce est déjà rendue impropre à plus de 99% (info référencée dans le paragraphe du dessus) et risque de l'être totalement dans un avenir très proche.
Février 2011 : "La FAO (organisation des Nations Unis pour l'alimentation et l'agriculture) a annoncé : "Les prix de la nourriture au niveau mondial ont atteint un niveau record en janvier, et les récents évènements météorologiques catastrophiques autour du globe pourraient mettre encore davantage de pression sur le coût de la nourriture. Pour le septième mois consécutif, l’Indice des Prix de la Nourriture mis à jour par la FAO a atteint son niveau le plus haut jeudi depuis ses début en 1990, et a dépassé le pic des 224,1 de juin 2008, dernier record en date lié à la crise alimentaire de 2007/2008, d’après un communiqué. « Les nouveaux chiffres montrent clairement que la pression sur les prix mondiaux de la nourriture ne décroît pas. Ces prix élevés sont susceptibles de persister dans les mois à venir » a déclaré un expert économiste de la FAO, Abdolreza Abbassian".

 


- Les sols :
L'appauvrissement des terres arables causée par l'agriculture intensive ne fait qu'accentuer la chute de la densité des micros organismes et une pollution qui ne fait que s'accroitre en proportion et en profondeur.
Certaines maladies mutent, et de nouveaux virus apparaissent.

Pour ce qui est des terres arables :

Répartition des terres arables dans le monde, par régions. Sources : FEU-US/FAO. (Fundation Ecologic Universal - United State/Food & Agricol Organisation)
Selon wikipedia - Terre arable : 2011 : 50% des terres arables disponibles sont déjà exploitées (voir surexploitées).
Selon le Figaro : En 2006 l'IIASA (International Institute for Applied Systems Analys) et la FAO (Food & Agriculture Organisation of the United Nations) annonçaient que 65% des terres cultivables mondiales restaient non cultivées dont 90% de ces terres se trouvaient en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine. (source : COPEIAA - Conseil de Prospective Européenne et Internationale pour l'Agriculture et l'Alimentation).
En 2011 les mêmes annoncent que d'ici à 2025, les 2/3 des terres arables de l'ensemble du continent africain auront disparus. (source FAO - Food & Agriculture Organisation).
A prioiri il aura suffit de 5 ans (de 2006 à 2011) pour que la situation se dégrade notablement.
Autre exemple allant dans le même sens : Le choix des agro carburants. En plus d'être nuisible pour l'environnement direct (accroissement de surproduction impliquant plus de gaz à effet de serre, plus de terre arables esquintées), ce choix nous prive également de terre pour l'alimentaire et aux vues des sécheresses prévues, implique un coût carburant qui risque d'être plus onéreux que l'énergie fossile. Toutefois selon l'AFP : en 2011 la France a réaffirmé sa volonté de favoriser l'essor de cette filière (inefficacité politique ? Méconnaissance du sujet ? Parti pris lobbying ?).
Nous perdons 0,2 % de terres arables et 0,3% de pâturages, soit l'équivalent de la superficie du quart de la France, tous les ans à l'échelle du globe. Parallèlement : Une étude a été réalisée en 2009 par l'Université Libre de Bruxelles à la demande du ministère français chargé de l'agriculture sur les disponibilités actuelles et futures en terres cultivables non cultivées. Elle a conclu que les superficies cultivables du monde apparaissent très supérieures aux superficies nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire de l'humanité. Cette étude prend en compte différentes hypothèses (croissance relativement faible des rendements, exclusion de la mise en culture des forêts et zones actuellement protégées, effets plausibles du réchauffement climatique...).
Un peu plus loin il est dit : " La salinisation, l'érosion et la désertification détruisent les terres arables, les rendant impropres à tout usage agricole. " La conclusion : " C'est une nouvelle forme de conquête du monde: de plus en plus d'États en manque de terres arables en achètent ou en louent à d'autres. Des millions d'hectares se monnayent aujourd'hui sur ce marché lucratif, qui appâte les investisseurs privés et menace la sécurité alimentaire de certains pays en développement. " (Source Wikipedia - Terre arable)
Inutile de multiplier les exemples. Chacun peut commencer à se faire une idée des motivations sous-jacente à la détérioration. Ce qui devient rare devient cher, le lucratif l'emporte sur toutes autres formes de considérations. De là à penser que la rareté est cautionnée voir provoquer...il n'y a qu'un pas.

 


-La biomasse en générale :
D'une manière générale, la biomasse peut être composée de diverses matières premières organiques d'origine végétale comme le bois, les cultures spécifiques, le recyclage des déchets agricoles, industriels ou ménagers.

Elle est source de chaleur et d'électricité ou de biocarburants. En Europe, selon le rapport, elle est composée de résidus agricoles (paille, maïs, blé…), de sylviculture (souches, feuilles, branches mais aussi copeaux et sciure) et de déchets organiques (déchets municipaux solides, boue d'épuration…).
La plus grosse partie de la biomasse solide se présente sous forme de granulés, généralement composés de résidus forestiers. Ils ne sont donc pas produits spécifiquement pour le secteur de l'énergie, mais résultent d'activités qui auraient lieu de toute façon.

Vis-à-vis des gaz à effet de serre, la biomasse a un bilan neutre : les végétaux restituent le carbone stocké durant leur croissance lorsqu'ils sont exploités à des fins énergétiques.
Exploitation de la biomasse : Il s'agit en fait de la quatrième ressource énergétique exploitée à l'échelle mondiale. Mais en Europe, la bioénergie représente actuellement 5 % seulement de la consommation finale d'énergie. Certains pays sont cependant très en avance : l'Autriche, la Finlande et la Suède. L'objectif serait d'arriver à 20 % en 2020. Mais les pays de l''Union Européenne se fournissent en biomasse en partie parmi les états membres, mais importent aussi de pays tiers qui la produisent parfois selon des méthodes non durables. Le rapport souligne d'ailleurs que, si en Europe et en Amérique du Nord, les forêts se développent, au niveau mondial, par contre, le déboisement continue, contre tout principe de gestion durable. Des régimes de certification de gestion durable des forêts ont été mis en place : au niveau mondial, seulement 8 % des forêts sont certifiées contre 45 % dans l'Union Européenne. (Source : ecoCO2.com d'après un rapport de la commission européenne)

"Disparition des forêts, à cause de l'exploitation forestière, agricole, ou minière. Les activités humaines engendrent une augmentation du taux de CO2, et simultanément, nous détruisons les forêts qui contribuent justement à éliminer le CO2 (en fixant le carbone sous forme de bois). Aujourd'hui, les forêts tropicales ne couvrent plus que 2% de la surface de la Terre. En seulement 40 ans, entre 1950 et 1990, la surface des forêts vierges s'est réduite de 350 millions d'hectares, avec la destruction de 18% de la forêt africaine, 30% des forêts d'Asie et d'Océanie, et 18% des forêts d'Amérique latine. Soit un total de 66 %. Et le rythme de destruction s'accélère. Actuellement, 3 millions d'hectares sont détruits chaque année. Soit plus de 6% de ce qui reste à chaque nouvelle année. Avec les forêts, de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent définitivement. 50.000 espèces ont ainsi disparu en 10 ans, entre 1990 et 2000.
La disparition des forêts accentue également la désertification. Les deux tiers de l'Afrique sont désormais des zones arides. Effondrement de la biodiversité. D'après les prévisions, 25% des espèces qui existaient au début du XXème siècle auront disparu d'ici 2025. On peut donc dire qu'une extinction massive est en train d'avoir lieu sur Terre. La précédente extinction de masse était causée par la chute d'un astéroïde et avait causé la disparition des dinosaures. La cause de cette nouvelle extinction de masse est l'homme, avec sa cupidité et son aveuglement. Disparition des insectes pollinisateurs, et donc à terme, des arbres et plantes à fleurs. Disparition des papillons et donc des larves et des chenilles, indispensables à de nombreuses espèces d'oiseaux pour nourrir leurs petits. Dissémination d'OGM (transmission incontrôlée de gènes modifiés aux espèces naturelles). Destruction des paysages sauvages par l'urbanisation et le tourisme intensif." (source : syti.net).

 



Durant l'hiver de l'hémisphère sud, les origines du « om » de la Terre (points verts) sont localisées dans les océans Pacifique et Atlantique sud. Durant l'hiver de l'hémisphère nord, elles se déplacent dans le Pacifique-Nord et Ouest. Le premier « om » serait donc océanique ? © Institut de Géophysique. Université de Stuttgart.
- La géophysique :
La géophysique est une grande discipline des sciences de la Terre. Elle concerne l’étude des caractéristiques physiques de la Terre, ou d'autres planètes, utilisant des techniques de mesures indirectes (gravimétrie, géomagnétisme, sismologie, radar géologique, résistivité apparente, etc.) - Wikipedia - Géophysique

Des instabilités, des bouleversements et des mutations apportent également leur lot de surprise géophysique, plus ou moins liée à nos perturbations, tel que :
- Le déplacement du pôle magnétique à la conséquence désastreuse voir irrémédiable si notre inclinaison bascule de quelques degrés ou si un basculement de pôle se produisait. A ma connaissance aucun laboratoire international de recherche/application préventive n'existe.
- L'affaiblissement du champ magnétique qui nous protège de moins en moins des radiations solaires et des orages magnétiques destructeurs est absent des discours et des préoccupations internationales.
-Il n'existe que des constats mais aucune réflexion d'ensemble sur le " pourquoi " et le " comment gérer " l'augmentation de l'activité volcanique et la fréquence des tremblements de terre.
- Où en sont les études scientifiques sur les conséquences des élévations des fréquences vibratoires des "résonances de Schumann" ?
- Je n'ai trouvé aucune étude ou stratégie d'ensemble réfléchie ni aucun moyens d'envergures mis à disposition pour détecter, prévenir et interférer les astéroïdes géo-croiseurs qui risquent (selon certains scientifiques réputés) de n'être que l'avant-garde d'astéroïdes plus gros et plus nombreux dans les années qui viennent ? (derniers reliefs de l'explosion d'une planète ou débris échappés de ceintures d'astéroïdes ?).
L'intégralité de ces sujets, prioritaires de par les conséquences bouleversantes qu'ils ne manqueront d'avoir sur l'ensemble du vivant, totalement " politique " dans leur réflexions et "scientifiques" dans leurs actions sont entièrement occultés des thèmes de discutions internationales, continentales voir nationales.
Les crédits accordés à ces recherches ainsi que leur médiatisation sont aussi discrets qu'ils sont minimes sauf dans les cas où une manipulation de la nature sous controle militaire peut faire la différence (à l'exemple du projet HAARP).
Apparemment immuable, la terre est d'une intense activité. Premier signe concret, le déplacement des plaques lithosphériques (l'enveloppe terrestre divisée en plaques tectoniques) qui provoquent les éruptions volcaniques et les séismes.
Les activités inconsidérées de l'activité humaine modifient les équilibres naturels de la terre sans prendre en considération non seulement le renouvellement mais surtout les conséquences. La terre a des cycles physiques, chimiques et biologiques. En conséquence il faudrait prêter attention aux géologues. Qui s'en préoccupent ? Les seuls qui prennent en considération les données géologiques sont soumis à la loi du marché donc du profit à cours terme. A titre d'exemple : la part de consommation mondiale d'eau douce des eaux souterraines était de 5% en 1900 et de 25% en 2000. Aujourd'hui la moitié de l'eau potable distribuée en France provient des nappes superficielles ou profondes. L'eau souterraine est la moins connue et pourtant la plus primordiale dans la salubrité du cycle de l'eau, parallèlement elle est la plus fragile car elles se situent sous des couches poreuses et perméables, leur renouvellement est faible mais surexploité. Elles peuvent tarir. Aujourd'hui 1 habitant de la planète sur 5 n'a pas accès à l'eau. A la vitesse ou nous polluons et consommons ce chiffre risque de doubler voir tripler à court terme. A l'inverse, 1 commune sur 3, en France, est concernée par les inondations et deux millions de riverains sont directement concernés (BRGM).
Dans un cas comme dans l'autre, qui s'en préoccupe avant catastrophe ?
...
Qui s'en préoccupe après catastrophe ?
Les assureurs, les entrepreneurs, les journaux télévisés… Ceux pour qui ce peut-être profitable.
Les chiffres et pourcentage de ce chapitre proviennent du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) qui est l'établissement public de référence dans les applications des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol.

 


- La chaleur :
Pour ce qui est de la chaleur, donc de l'énergie, je ne vais pas ressasser tout ce que vous savez déjà sur :
- le pétrole (son coût, son facteur polluant, sa rareté, les dégâts causés par son extraction, son transport, son stockage….),
- le Nucléaire (dangereux, non rentable (voir exemple cité un peu plus loin), ENORME consommateur d'eau (40% de l'eau potable française)),
- le gaz (cher, dangereux à l'exploitation comme à l'utilisation)….

Il existe depuis des dizaines d'années des énergies propres, gratuites et exploitables à l'infini : solaire, aérienne, géothermique, mais également houlomotrice (vagues), marémotrice (marées)… qui n'attendent que les feux verts d'exploitation. Dans ce secteur, comme dans bien d'autres, les choix économiques sont TOTALEMENT lobbying alors qu'il serait possible d'être déchargée du problème " chauffage " pour la totalité du globe en un temps record et ceci pour toujours et proprement, rien qu'avec les connaissances techniques détenues depuis au moins une quinzaine d'années.

 


A la vue de toutes ces données et de ces dates qui ne peuvent qu'interpeller sur le choix délibéré de dégrader plutôt que de préserver, on est en droit de se demander pourquoi ?
Pourquoi, alors que tous ces spécialistes, ces économistes, ces politiques se réunissent à des niveaux tant nationaux (application de l'agenda 21) que continentaux (la commission européenne, le Commonwealth…) qu'internationaux (les sommets de la Terre), pourquoi les choses ne font qu'empirer et ce de plus en plus vite ?
Pourquoi, alors que nous disposons de moyens techniques tels que les satellites (pour détecter et prévenir tant les phénomènes naturels que les nuisances humaines), des usines de désalinisations (contre les pénuries d'eau), des évaluations concrètes et chiffrées sur les polluants, les terres arables, la déforestation…, pourquoi, continue t'on dans cet illogisme ?
Quel paramètre non considéré dans cette étude nous rend suicidaire tant dans nos comportements individuels qu'à l'échelle nationale ou mondiale ?
Car : Entre la pollution atmosphérique, le réchauffement climatique, le trou dans l'ozone, le gaspillage et la pollution de l'eau, la déforestation et la détérioration systématique des terres cultivables ce sont toutes les ressources vitales et de bases qui sont largement entamées, esquintées, dénaturées et risque dans un avenir de 10 à 20 ans de devenir si rare, si difficile à exploiter et donc si convoitées que plus rien d'autres sur Terre ne comptera que de réussir à acheter ou a arracher à son voisin la moindre parcelle d'air pure, d'eau pure, de nourriture.
Mais quel "élément" peut bien détenir un si terrible pouvoir sur l'ensemble de ses contemporains pour les pousser à l'autodestruction ?
Quelle substance nous a t'on injecté qui provoque ce comportement de dépendance, de drogué irresponsable et suicidaire ?
Est-ce là l'évolution continue de la condition humaine telle que représentée dans tous les livres d'histoire ?
Est-ce là l'image que nous renvoient nos médias et leur cargaison de pages publicitaires ?
Est-ce là l'avenir que nous souhaitons pour nos enfants ?
Est-ce pour cela que nous avons mis des enfants au monde et oserons-nous continuer à les regarder en face si nous détenons une information capable de renverser cette situation et que nous ne l'exploitions pas ?