Reformulons :
1) Qu'est ce que le départ ?
2) Quelle est la définition de la violence et pourquoi est-elle présente
?
3) Le besoin de faire du mal est-il naturel, humain ?
Réponses :
1) Il n'y a pas de départ au sens propre du terme. Il n'est pas possible
de dire tel jour à telle heure on brûle tous les billets et on ouvre toutes
les prisons. Ce serait pire que ce que nous vivons actuellement car aucun
repère n'aura eu le temps de se mettre en place et dans la panique la
loi du plus fort, le réflexe reptilien prendrait le dessus. Ce serait
Mad Max version +++.
Dans la réalité, il n'y a pas de départ car il s'agit
d'un processus, d'un cheminement commencé lorsque nous sommes devenus
bipèdes. Les étapes évolutives ne se font pas en un jour ou en
1 an. Si l'on prend la mise en place de l'agriculture, cela a commencé
par une poignée de personnes en Mésopotamie certainement influencée par
la germination naturelle de certains végétaux tel que l'Egilope (l'ancêtre
du blé) puis d'autres ont vu faire leurs voisins, s'y sont intéressées
également, se sont informées et ont reproduit. Il existe à ce sujet un
dossier de l'INRA
qui permet de se repérer sur cette évolution.
La nécessité, les besoins, l'évolution, le temps… tous ces critères se
conjuguent en permanence dans l'avancement du monde et de temps en temps
une marche, un palier est franchit vers une nouvelle évolution.
Par contre nous, nous avons une date butoir si nous
ne voulons pas que les ressources indispensables soient trop abimées et
que tout soit détruit. D'où l'importance de l'information pour se préparer
au mieux et infléchir sur la bonne direction à prendre plutôt que de se
cabrer et de reproduire les désagréments et les dommages dont témoigne
l'histoire passée.
Le plus sage serait certainement de commencer par quelques villes
" test " puis de laisser grossir le phénomène. Comme dit précédemment,
mieux nous serons préparés et mieux s'effectuera la mutation.
Maintenant ce n'est là que mon avis et peut être me manque t'il des paramètres
pour poser une réflexion plus appropriée.
2) Comme le pense Jacque
Fresco, l'avis importe peu ce qu'il nous faut c'est le plus adapté,
le plus efficace à la situation et donc une méthodologie scientifique.
Pour cela il faut réunir les professionnels des domaines du banditisme,
de la délinquance, de la violence… qu'ils entrent leurs différentes connaissances
à l'intérieur d'un logiciel dont les paramètres seraient conçus à cet
effet et que la conclusion apparaisse. Tout le reste ne sera que subjectif
car forcément lié à l'affect et au vécu de chacun. Rien que pour le mot
" violence ", nous trouverons autant de définition que de personne sondée.
Chacun a une image bien particulière, bien personnelle attachée à ce mot.
De la même façon chaque époque, lieu, culture définira ce mot différemment.
Si nous parlons d'avis, d'opinion la polémique embarque
immédiatement comme à l'exemple du mot corrida : Tradition - Art - Torture
- Sadisme - Violence - Sport - Culture ???????
Seule une méthodologie scientifique (au rapport
non passionnelle) peut offrir un travail objectif.
C'est ce qu'a fait Richard Wilkilson (chercheur britannique en sciences
sociales - a publié de nombreux ouvrages et menés de nombreuses études
sur les inégalités et leurs conséquences). Son dernier livre " The spirit
Level " (2009), coécrit avec Kate Pickett (professeur américain en sciences
de la santé) est très pertinent car très représentatif. Il est aussi rassurant
quant au devenir possible des déviances dans un environnement sain. Une
synthèse est dissponible sur ce site.
Quelques extraits :
" Dans les sociétés au sein desquelles les différences
entre les riches et les pauvres sont petites, les statistiques montrent
que la vie communautaire y est plus forte, que les personnes pensent pouvoir
se faire confiance et qu'il y a moins de violence. La santé physique et
la santé mentale ont toutes deux tendances à être meilleures, et l'espérance
de vie y est plus élevée. En fait, presque tous les problèmes relatifs
à la privation relative sont réduits : la population carcérale est plus
petite, les taux de grossesse des adolescentes plus faibles, les enfants
ont tendance à enregistrer de meilleurs résultats scolaires (comme en
attestent les scores de compétences en lecture, écriture et calcul), et
le problème de l'obésité y est moins important. Ce sont là beaucoup de
choses à imputer à la seule inégalité mais tous ces liens ont été prouvés
dans au moins deux contextes indépendants : parmi les pays industrialisés
les plus riches et au sein même des 50 états des États-Unis. Dans les
deux cas, les endroits qui présentent des différences de revenus moindres
enregistrent de bien meilleurs résultats.
Un grand nombre d'études ont également révélé certains de ces liens dans
des contextes très différents : quelque 200 études se penchent ainsi sur
la tendance qu'a la santé à être meilleure au sein de sociétés plus égalitaires
alors qu'environ 50 se concentrent sur la relation entre violence et inégalité.
Comme nous pouvions nous y attendre, la part de responsabilité imputable
à l'inégalité est plus importante pour certains problèmes que pour d'autres
et c'est bien évidemment loin d'être la seule cause des maux de la société.
Mais il semblerait que l'étendue de l'inégalité soit l'explication la
plus importante de la raison pour laquelle nombre de problèmes sanitaires
et sociaux touchent beaucoup plus certaines sociétés que d'autres. Vous
penseriez que ces tendances s'accroîtraient simplement car les sociétés
inégalitaires sont enclines à compter davantage de pauvres qui sont plus
susceptibles d'être affectés par de tels problèmes. Toutefois, il ne s'agit
là que d'une explication partielle. Le plus important est que la prépondérance
de l'inégalité semble produire des résultats pires parmi une vaste majorité
de la population. Au sein des sociétés plus inégalitaires,
mêmes les classes moyennes aux revenus satisfaisants ont moins de chance
d'être en bonne santé, sont moins susceptibles de s'impliquer dans la
vie de leur communauté, plus susceptibles d'être obèses ou encore victimes
de violence. De même, leurs enfants ont plus de chance d'enregistrer de
moins bons résultats à l'école, de consommer des drogues et de devenir
parents pendant l'adolescence.
(…) Que signifie donc le fait que les différences de revenus au
sein même des sociétés riches comptent mais non les différences de revenus
entre les pays riches ? Ceci prouve que c'est notre position par rapport
aux autres au sein de notre propre société qui importe. Le problème est
un problème de statut social et de revenu relatif. Ainsi par exemple,
le fait que les États-Unis ont le taux d'homicide le plus élevé, les taux
de grossesses des adolescentes et les taux d'incarcération les plus élevés,
et arrivent en 28ème position dans le classement internationale de l'espérance
de vie réside dans le fait qu'ils affichent également les différences
de revenus les plus élevées. En revanche, les pays comme le Japon, la
Suède ou la Norvège, bien que pas aussi riches que les États-Unis, affichent
tous des différences de revenus moindres et enregistrent de bons résultats
eu égard à toutes les mesures susvisées. (…) Ceci
est lié à l'inégalité car l'inégalité divise la société : elle nuit à
la qualité des relations sociales. Dans les pays ou les 50 états
des États-Unis les plus égalitaires, 60 à 65% de la population sont d'accord
avec l'affirmation selon laquelle " il est possible de faire confiance
à la plupart des gens ", alors que la réponse à cette même question n'est
que de 15 à 25% dans les pays plus inégalitaires. La
mesure dans laquelle les personnes s'impliquent dans la vie de leur communauté
confirme également les effets corrosifs de l'inégalité sur le social.
Et, comme par hasard, les taux d'homicides sont systématiquement plus
élevés dans les sociétés plus inégalitaires. Des différences de
revenus plus importantes engendrent une distance plus grande entre les
personnes au sein d'une même société, ainsi qu'une concurrence plus farouche
pour ce qui est du statut social. (…) L'insécurité et le sentiment de
ne pas être apprécié que nous portons en nous suite à une enfance difficile
ont beaucoup en commun avec les effets d'un statut social peu élevé et
peuvent s'amplifier ou se compenser. (…) Étant donné
que la hiérarchie de classes est perçue comme une hiérarchie avec les
personnes les plus appréciées au sommet et les moins appréciées au bas
de la pile, il est facile de voir comment des différences de statut plus
importantes augmentent la menace d'évaluation et exacerbent l'insécurité
et la concurrence en matière de statut social. Cette perspective
explique également pourquoi la violence augmente avec l'inégalité.
Les recherches sur la violence indiquent souvent comment le manque de
respect, le fait de perdre la face et l'humiliation déclenchent la violence.
La violence est plus répandue lorsque l'inégalité est plus grande non
seulement parce que l'inégalité accroît la concurrence en matière de position
sociale mais aussi parce que les gens privés des signes extérieurs de
statut social (revenus, emplois, maisons, voitures, etc.) deviennent particulièrement
sensibles à la façon dont ils sont perçus. Ce qui
blesse dans le fait de posséder des biens de qualité inférieure, c'est
d'être perçu comme une personne de second rang.
(…) Pendant des milliers d'années, la meilleure façon d'améliorer
la qualité de vie des hommes consistait à augmenter leur niveau de vie
matériel. Les données suggèrent qu'en raison du rendement décroissant
de la croissance économique, il se peut que nous soyons la première génération
à être parvenue à la fin du processus. Les augmentations
du Produits Intérieur Brut ne coïncident plus avec une amélioration de
la santé, du bonheur et du bien-être. Si nous tenons désormais véritablement
à continuer d'améliorer la qualité de vie, nous devons porter notre attention
sur l'environnement social et la qualité des relations sociales.
Les éléments de preuves dont nous disposons indiquent que la qualité des
relations sociales est en très grande partie déterminée par l'échelle
des inégalités matérielles qui nous séparent. Au
lieu de continuer à résoudre séparément chaque problème en dépensant plus
en soins médicaux, services d'ordre, services sociaux et centres de réadaptation
pour toxicomanes, nous savons désormais qu'il est possible d'améliorer
la santé psychosociale et le fonctionnement social de sociétés entières
en réduisant l'inégalité matérielle qui y règne.
(…) Deuxièmement, une action efficace sur l'environnement dépend
plus que jamais de l'implication des gens dans le bien commun. Il existe
cependant des preuves qu'au sein des sociétés plus égalitaires, les gens
ont davantage l'esprit civique et cherchent moins à défendre leur propre
intérêt personnel. L'aide étrangère accordée par les pays plus égalitaires
est plus élevée ; ils recyclent une plus grande partie de leurs déchets,
enregistrent de meilleurs scores sur l'indice mondial de la paix et les
recherches montrent que les dirigeants d'entreprise de ces pays accordent
une plus grande priorité aux mesures en faveur de l'environnement que
leurs homologues au sein des sociétés moins égalitaires. Mais même si
les gens acceptent qu'une plus grande égalité entraîne des avantages sociaux
et environnementaux, ils continuent cependant parfois à s'inquiéter du
fait que la créativité et l'innovation, le progrès lui-même, dépendent
d'une plus grande inégalité et de mesures incitatives au gain financier
personnel. Si vous prenez le nombre de brevets décernés
par habitant comme mesure raisonnable de la créativité d'une société,
vous pouvez cependant être rassuré : les sociétés plus égalitaires semblent
là-aussi enregistrer de meilleurs résultats.
(…) L'accroissement des inégalités est le
fléau des sociétés modernes. Nous apportons des preuves concernant
chacun des onze problèmes sociaux et sanitaires différents, à savoir la
santé physique, la santé mentale, la toxicomanie, l'éducation, la population
carcérale, l'obésité, la mobilité sociale, la confiance et la vie au sein
de la communauté, la violence, le taux de grossesse chez les adolescentes
et le bien-être des enfants. Pour chacune de ces questions sanitaires
et sociales, les sociétés au sein desquelles les inégalités sont les plus
grandes enregistrent des résultats considérablement pires. Nous avons
vérifié dans la mesure du possible les liens dans deux bancs d'essai indépendants,
parmi les pays riches à l'échelle internationale puis parmi les 50 états
des États-Unis d'Amérique. La même tendance se dessine dans presque chaque
cas : les résultats sont bien plus pires au sein des sociétés qui présentent
le plus d'inégalités. Les données dont nous nous
servons proviennent des sources internationales les plus respectées telles
que la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé, les Nations
Unies, UNICEF, ou encore le Bureau du recensement des États-Unis. La plupart
de ces travaux ont déjà été publiés dans des revues universitaires révisées
par des pairs et certains liens ont été testés plus d'une fois par des
groupes de recherches différents se servant de données en provenance de
sociétés différentes. Enfin, les mêmes sociétés ont tendance à
afficher les bons résultats, tout comme ce sont toujours les mêmes qui
enregistrent aussi des résultats négatifs.
Étant donné que l'inégalité affecte un nombre si important de pays différents,
si vous savez qu'une société enregistre de mauvais résultats dans un domaine
tel que par exemple la santé, il est probable qu'elle enregistre également
de mauvais résultats sur tout un éventail de problèmes sociaux ; elle
sera par exemple affligée par des taux de violence élevés, des taux de
grossesse des adolescentes élevés, une population carcérale importante,
de faibles taux de confiance, un problème d'obésité et une fréquence de
la toxicomanie plus importante. Il semblerait que
les sociétés au sein desquelles les inégalités de revenus sont importantes
deviennent dysfonctionnelles d'un point de vue social."
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La santé physique : Plus de 170 études ont
désormais été menées sur l'inégalité des revenus en rapport à divers aspects
de la santé. L'expérience de vie, la mortalité infantile, le poids à la
naissance et l'autoévaluation de santé se sont à maintes reprises révélés
être pires au sein des sociétés qui présentent un degré d'inégalité élevé.
Ces études ont été analysées dans la revue Social Science and Medicine.
Parfois, les chercheurs ne sont pas d'accord sur les raisons qui mènent
de l'inégalité à une plus mauvaise santé de la population. L'interprétation
la plus cohérente de toutes les preuves disponibles consiste à dire qu'une
vie plus stressante est imputable à l'inégalité. Le stress chronique
est connu pour affecter les systèmes immunitaire et cardiovasculaire et
mener à un vieillissement plus rapide. L'inégalité rend les relations
sociales plus stressantes (cf. rubrique sur la Confiance et la vie au
sein de la communauté), en accroissant les différences et la concurrence
en matière de statut social.
Ces effets sont importants : les Américains qui vivent dans des états
où règne une plus grande égalité vivent par exemple en moyenne 4 ans de
plus que ceux qui vivent dans des états plus inégalitaires.
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La santé mentale : Nous avons
démontré pour la première fois le lien entre la santé mentale et l'inégalité
des revenus dans huit pays développés grâce à des données de l'OMS,
à savoir pour les États-Unis, la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne,
l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Depuis, nous avons été en mesure d'ajouter
des données concernant la Nouvelle-Zélande et portant sur d'autres pays
dont les enquêtes sur la santé mentale, bien que pas tout à fait comparables,
se servent de méthodes très similaires, à savoir l'Australie, le Royaume-Uni
et le Canada.
Comme le montre le graphique, les maladies mentales affectent beaucoup
plus les sociétés dans lesquelles règne davantage d'inégalités. Parmi
ces pays, les problèmes de santé mentale affectent également plus les
pays plus riches.
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La toxicomanie : Personne ne doute plus des dégâts
qu'occasionne la propagation de la toxicomanie chez les victimes et en
finançant la criminalité organisée. Le Rapport mondial sur les drogues
2007 compilé par l'Office des Nations-Unies sur les drogues et le crime
contient les résultats d'enquêtes par sondage sur la prévalence de la
consommation d'opiacées, de cocaïne, cannabis, ecstasy et amphétamines.
Nous les avons combinés en un indice en leur accordant la même pondération,
et avons découvert que la toxicomanie a beaucoup
plus tendance à être courante au sein des pays qui présentent le plus
d'inégalités.
Parmi les 50 états des États-Unis d'Amérique, la toxicomanie et
le taux de mortalité imputable aux overdoses sont liés à l'inégalité.
Là encore, nous avons découvert que les états les plus inégalitaires affichaient
des taux de mortalité plus élevés.
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L'éducation scolaire : Tout le monde s'accorde
à dire que l'éducation est importante et qu'elle profite aux sociétés
autant qu'aux individus. Les personnes qui ont une bonne éducation contribuent
davantage à la société. Bien que de bons systèmes
éducatifs fassent une différence, les origines familiales constituent
le facteur qui influence le plus la réussite scolaire, et les enfants
défavorisés réussissent par conséquent moins bien à l'école et ne tirent
pas parti des avantages qu'apporte l'éducation.
Dans une analyse internationale publiée dans la revue Lancet, et une analyse
des 50 états des États-Unis d'Amérique publiée dans la revue Social Science
and Medicine, nous avons montré que les scores enregistrés en mathématiques
et lecture sont liés à l'inégalité. En outre, le pourcentage d'enfants
qui quittent l'enseignement secondaire dans chacun des 50 états des États-Unis
d'Amérique est également lié à l'inégalité, comme l'indique ce graphique.
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La population carcérale : Quatre facteurs
influencent la proportion de la population carcérale d'une société, à
savoir le taux de criminalité, les taux de condamnation, la tendance à
prononcer des peines de prison plutôt que d'infliger des amendes ou des
heures de travail d'intérêt général, et la durée des peines de prison.
Certaines sociétés se servent beaucoup moins des
peines de prison que d'autres et, lorsqu'elles s'en servent, elles mettent
davantage l'accent sur la formation et la réadaptation de sorte que les
taux de récidive sont également plus faibles.
Au Royaume-Uni, en dépit de taux de criminalité en baisse, les taux d'emprisonnement
grimpent régulièrement depuis plusieurs décennies, ce qui mène à une crise
de surpopulation carcérale. Aux États-Unis, seuls environ 12 % de la croissance
de la population carcérale sont imputables à une augmentation de la criminalité.
Dans ces deux pays, la hausse de la population carcérale au cours des
dernières décennies semble être principalement le résultat d'un prononcé
de peines plus punitif. Le taux d'emprisonnement des États-Unis est 14
fois supérieur à celui du Japon et, même au sein des États-Unis, il existe
des différences importantes, la Louisiane emprisonnant par exemple six
fois plus de monde que le Minnesota.
Dans une étude publiée dans la revue Social Science
and Medicine, nous avons découvert qu'il existe des liens solides entre
l'emprisonnement et l'inégalité des revenus, à la fois à l'échelle
internationale et parmi les 50 états des États-Unis. Nous avons également
trouvé que les états américains dont les taux d'homicides sont les plus
bas sont moins susceptibles de conserver la peine de mort.
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L'obésité : L'obésité
connaît une croissance rapide à travers tous les pays industrialisés.
Dans certains pays, les taux ont doublé en quelques années seulement.
Aux États-Unis, les trois-quarts de la population sont en surpoids et
près d'un tiers des personnes sont obèses. Au Royaume-Uni, les deux-tiers
des adultes sont en surpoids alors qu'un adulte sur cinq est obèse.
L'obésité accroît le risque d'hypertension, l'arrivée tardive du
diabète, les maladies cardiovasculaires, la maladie de la vésicule biliaire
et certains cancers. Les tendances en matière d'obésité chez les enfants
sont susceptibles de mener à une espérance de vie plus courte chez les
enfants d'aujourd'hui : ceci serait alors la première
inversion de l'espérance de vie enregistrée depuis le XIXe siècle.
Nous avons découvert que l'obésité chez les hommes et les femmes
(cf. graphique) ainsi que leur consommation de calories et les décès imputables
au diabète sont tous liés à l'inégalité des revenus dans les pays riches.
De plus, l'obésité chez les adultes est également liée à l'inégalité dans
les 50 états des États-Unis alors que le pourcentage d'enfants obèses
est lié à l'inégalité à la fois à l'échelle internationale et aux États-Unis.
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La mobilité sociale dans l'échelle sociale
: L'idée selon laquelle chacun dispose des mêmes chances d'ascension sociale
sous-tend l'idée même de l'égalité des chances. L'une des façons de mesurer
la mobilité sociale consiste à voir si les parents riches ont des enfants
riches et les parents pauvres ont des enfants pauvres ou si le revenu
des parents et celui de leurs enfants n'entretiennent au contraire aucun
lien.
Les enfants de parents pauvres peuvent-ils devenir riches ? Des chercheurs
de la London School of Economics se sont servis d'une méthode en vue de
comparer la mobilité sociale dans huit pays. En nous appuyant sur leurs
données, nous avons montré que, du moins pour ces quelques pays, les
pays au sein desquels règne une plus grande égalité ont une mobilité sociale
plus élevée (cf. graphique).
Il semble donc que le rêve américain soit plus à
même de devenir réalité pour les habitants des pays scandinaves que pour
les Américains pour lesquels il est plus susceptible d'être condamné à
ne rester qu'un rêve.
Les inégalités de revenus plus importantes semblent faciliter le transfert
des avantages de parents riches à enfants riches.
Alors que les écarts de revenus ont augmenté en Angleterre et aux États-Unis,
la mobilité sociale a ralenti.
Des différences plus importantes en matière de revenus
rendent l'égalité des chances plus difficile à atteindre car elles mènent
à des classes sociales plus marquées et sont potentiellement sources de
préjugés.
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La confiance et la vie au sein de la communauté
: La qualité des relations sociales est pire au
sein des sociétés qui connaissent les plus grandes inégalités.
Les preuves concernant l'inégalité en rapport à la confiance, la vie au
sein de la communauté et la violence (cf. rubrique distincte sur la violence)
dressent toutes le même tableau. L'inégalité divise les gens en accroissant
la distance sociale qui nous sépare et en élargissant les différences
en matière de niveaux et de styles de vie. L'accroissement de la ségrégation
résidentielle entre les riches et les pauvres mène également à l'augmentation
de la distance physique qui les sépare.
Les gouvernements et les responsables politiques s'intéressent de plus
en plus au " capital social ", soit la cohésion sociale, la confiance
et la participation à la vie communautaire. Chacun sait qu'il s'agit là
de facteurs importants qui affectent la qualité de vie et influencent
le sentiment que l'on éprouve par rapport à notre vie au sein d'une société
donnée mais le fait qu'une plus grande égalité représente une condition
préalable au renforcement de la vie au sein de la communauté n'a pas été
jusqu'ici beaucoup reconnu.
Les gens se font plus confiance dans les pays scandinaves et aux Pays-Bas.
Rien qu'au sein des riches démocraties de marché, la différence enregistrée
entre les divers niveaux de confiance peut être quintuplée et les
chercheurs ont montré à maintes reprises que de forts taux de confiance
sont liés à de faibles taux d'inégalité, à la fois sur le plan
international et parmi les 50 états des États-Unis, et que la confiance
est liée à la santé et au bien-être.
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La violence : En Angleterre, 35 % des gens se déclarent
inquiets d'être victimes de vols, 33 % de se faire agresser, 24 % des
femmes ont peur d'être victimes de viol et 13 % craignent de subir des
violences à caractère raciste. Les gens ont également peur d'être victimes
de harcèlemen.t
Bien que la peur du crime ne reflète pas toujours les tendances actuelles
en matière de violence et de criminalité, il est clair que certaines sociétés
sont beaucoup plus violentes que d'autres.
Aux États-Unis par exemple, un enfant est tué par
balle toutes les trois heures et, au Royaume-Uni, plus d'un million
de crimes violents ont été enregistrés au cours de l'année 2005-2006.
Le lien qui existe entre l'inégalité et le taux
d'homicides a été révélé dans 40 études et les différences sont grandes
: les taux d'homicides peuvent être jusqu'à cinq fois plus importants
d'un pays à l'autre en fonction de l'inégalité qui règne en leur sein.
La raison la plus importante pour laquelle la violence est un problème
plus courant dans les sociétés plus inégalitaires est que celle-ci est
souvent déclenchée par des personnes qui se sentent déprimées, auxquelles
on manque de respect et qui ont " perdu la face ".
Nous avons également découvert que l'inégalité est
liée à l'Indice mondial de la paix et aux expériences de la violence par
les enfants.
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La grossesse chez les adolescentes : 1 250 000 adolescentes
tombent chaque année enceinte dans les pays riches de l'OCDE (Organisation
de Coopération et de Développement Economiques) et environ 750 000 d'entre
elles finissent par devenir mères.
Les différences entre les taux de naissances chez
les adolescentes sont frappantes. Aux États-Unis, ce taux atteint les
52,1 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 19 ans, soit plus de dix fois le
taux du Japon qui s'élève à 4,6.
Les nouveau-nés de mères adolescentes sont plus susceptibles de souffrir
d'insuffisance pondérale à la naissance, de naître prématurés, ils courent
un risque plus élevé de mortalité durant la petite enfance et, lorsqu'ils
grandissent, ils sont davantage touchés par l'échec scolaire et la délinquance
juvénile et sont plus susceptibles de devenir eux-mêmes parents à l'adolescence.
Les filles qui accouchent à l'adolescence sont plus
susceptibles d'être pauvres et sans instruction. La maternité des adolescentes
alimente le cycle intergénérationnel de la pauvreté et de l'exclusion
sociale.
Nous avons montré que les naissances chez les adolescentes sont liées
à l'inégalité de revenus à l'échelle internationale dans le cadre
d'une étude que nous avons publiée dans l'American Journal of Public Health.
Aux États-Unis, d'autres recherches ont également mis l'accent sur ce
lien.
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Le bien être des enfants : Le bien-être et
le comportement des jeunes sont des sujets qui ne cessent d'attirer l'attention
des médias qui produisent un flot constant de reportages sur la violence
chez les jeunes, le phénomène de l'ivresse, les incivilités, l'obésité,
l'automutilation ou encore la sexualité des adolescents.
Un récent rapport de l'UNICEF, qui regroupe 40 indicateurs
du bien-être des enfants dans les pays riches, a conclu que bien qu'en
Angleterre les enfants enregistrent des scores inférieurs à n'importe
quel autre pays, les États-Unis ne font guère mieux.
L'indice de l'UNICEF a mesuré six aspects différents du bien-être des
enfants. Le bien-être matériel, la santé, la sécurité, le bien-être éducatif,
les relations avec les amis et la famille , les comportements et les risques,
etc. Le bien-être d'un point de vue subjectif comprenait la santé telle
qu'évaluée par les enfants eux-mêmes ainsi que d'autres mesures relatives
à la perception de soi.
Dans un article publié dans la revue British Medical Journal, nous avons
montré que l'indice du bien-être des enfants de l'UNICEF n'était pas lié
aux niveaux de vie moyens des différents pays. Il existe cependant des
liens étroits entre le bien-être des enfants et la proportion d'enfants
vivant au sein de foyers dont le revenu est inférieur à la moitié du revenu
moyen dans chaque pays. Nous avons découvert les mêmes tendances lorsque
nous nous sommes penchés sur les différents aspects du bien-être des enfants
dans les différents états des États-Unis d'Amérique.
Au sein des sociétés riches, les améliorations apportées
au bien-être des enfants dépendront plus de la réduction des inégalités
que de la croissance économique à venir.
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L'aide extérieure : Lorsqu'on analyse le
rôle que jouent les différents pays dans les accords de commerce, il semble
que les propositions soutenues par les pays plus égalitaires sont moins
dominées par les tentatives de satisfaire à leurs propres intérêts économiques
au détriment de ceux des autres pays.
Au total, la Suède, la Norvège et les Pays-Bas ont par exemple bien plus
contribué (et pas seulement par habitant) au Fonds fiduciaire mondial
de l'Organisation mondiale du commerce, créé dans le but de financer l'assistance
technique dispensée aux pays en voie de développement, que ne l'ont fait
les États-Unis.
Comment ce lien entre la quantité d'inégalité au sein des sociétés et
leurs politiques envers les autres pays et la communauté internationale
s'explique-t-il ? La réponse est simple. Ce que
les gens apprennent des relations humaines et des facteurs de motivation
dans leur propre société est à la base de leurs propres suppositions quant
à la nature humaine, qu'ils appliquent ensuite non seulement au sein de
leur propre société mais au monde au sens large.
Les sociétés plus égalitaires dépensent une plus grande proportion
de leurs revenus au profit de l'aide humanitaire et se classent mieux
vis-à-vis de l'Indice mondial de la paix (GPI).
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Le recyclage : Au cours des quelque 40 prochaines
années, les émissions de gaz carbonique devront être réduites de 80 ou
90 %. Pour la prochaine génération, la politique sera dominée par les
questions environnementales, qu'il s'agisse de la réduction des émissions
de gaz carbonique ou des résultats de notre échec à y parvenir.
Il est par conséquent important d'analyser comment
la création d'un système économique viable dépend d'un plus grand degré
d'égalité. Les gens pensent souvent que nous avons le choix entre
améliorer la qualité de vie réelle en poursuivant la croissance économique
jusqu'à ce que nous ne soyons plus à même de faire face aux coûts écologiques
ou sacrifier les améliorations apportées à la qualité de vie afin de parvenir
à une viabilité économique. Cependant, les preuves
suggèrent qu'alors que la poursuite de la croissance économique n'apporte
plus d'améliorations réelles à la qualité de vie, l'acceptation des limites
de la viabilité n'implique pas de réels sacrifices. Ceci ne signifie
pas qu'il faut accepter que la qualité de vie ne puisse pas être améliorée
: il est désormais clair que la réduction de l'ampleur
des inégalités de revenus au sein de chaque société peut contribuer considérablement
au bien-être de populations entières.
Les pays les plus égalitaires recyclent une
proportion plus importante de leurs déchets.
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Si vous préférez l'audio visuel, un travail assez
semblable se retrouve sous forme de témoignage interview dans le film
" Moving Forward " 2ème volet d'une trilogie commencée avec " Addendum
" et dont on attend la troisième partie sous peu. Je vous invite et vous
incite à visionner ces deux documentaires explicatifs sur tous ces sujets
qui nous préoccupent et qui touchent au cerveau, à l'esprit, à la culture,
à l'évolution. Ils ont été réalisés par Peter Joseph pour le mouvement
Zeitgeist (l'esprit du moment) qui fut un temps le bras activiste du "
Projet venus " et qui oeuvre en direction d'une prise de conscience planétaire.
" Addendum " quant à lui traite principalement de la fin de l'argent,
du Projet Venus, de sa viabilité et de l'urgence de sa mise en place.
Ces deux films/documentaires/témoignages (et beaucoup d'autres) sont visibles
et téléchargeables (gratuitement) sur leur site.
Nous voyons bien ici que la question du " mal être
" est intrinsèquement liée à la disparité des valeurs économiques, du
" mal avoir ". Au delà de ce paramètre, je pense
qu'il n'y a pas besoin de graphique pour savoir qu'un enfant qui grandit
dans une aisance financière, entouré d'attention et d'amour et dont les
amis vivent dans des conditions similaires aura nettement moins tendance
à devenir violent ou dangereux (au sens agression directe envers autrui
ou envers lui même) qu'un enfant qui devra se faire une place dans
une cité surpeuplée ou la " démerde économique " est la règle pour ne
pas finir écrasé par la masse. D'un point de vue culturel, éducatif
et familial nous savons que c'est l'envie basée sur " l'absence de " et
l'influence de l'orientation médiatique qui crée plus ou moins directement
la frustration qui mène à une certaine forme de "banditisme".
Si l'on supprime la cause, on supprime l'effet.
La " violence " ne disparaitra certainement jamais totalement car la définition
de ce mot continuera d'évoluer au cours du temps. Par contre son pourcentage
tendra à décroitre si intensément au cours de l'évolution des repères
authentiques qu'apportera ce nouveau paradigme social (autrement dit cette
nouvelle approche de la compréhension de la société voir du monde) que
sa valeur tendra de plus en plus vers zéro.
Pour clore cette réponse avec une touche de légèreté,
je paraphraserai un chanteur/humoriste français (Daniel
Duroy) qui nous prévenait dans un de ces spectacles en annonçant :
" Tant qu'à choisir, je préfèrerai être riche et en bonne santé que pauvre
et malheureux ".
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Puisque les systèmes politiques humains ne
peuvent qu'accepter un état de fait économico-financier destructeur,
supprimons le rôle des politiciens.
Nous avons vu qu'aussi surprenant que cela puisse
paraitre aujourd'hui, dans une économie basée sur les ressources, l'argent
peut disparaitre et avec lui l'inutilité de sa gestion, du banquier jusqu'au
politicien. Les décisions s'imposeront d'elles mêmes gérées par
des ordinateurs qui répondront à nos besoins dans une société où la notion
de pouvoir national ou international nous paraitra aussi arriéré qu'inutile.
Comme pour le reste, cela ne se fera pas en un jour et nous nous rendrons
compte au fur et à mesure de l'évolution de cette nouvelle civilisation
de l'inéluctabilité de ce principe.
Quelque soit la sincérité et les sentiments positifs que puisse avoir
un personnage dirigeant, il ne peut être efficace.
Nombre d'entre nous sommes sincères dans nos actions, nos luttes, nos
valeurs altruistes, celles que nous défendons parfois même bénévolement.
Mais ce n'est pas de sincérité dont nous avons besoins.
Ce qu'il nous faut c'est une gestion intelligente des ressources de la
planète. Pour ce faire, il faut une méthodologie pour affronter les problèmes,
pas du sentiment ni même une opinion.
On nous a enseigné à croire que tout le monde devait avoir le droit de
défendre son opinion. Mais il y a autant d'opinions que d'individus. Et
comment faire coexister et défendre à la fois l'opinion d'un américain
noir et celle d'un membre du Ku Klux Klan dans une démocratie ?
L'opinion est ce qui divise, pas ce qui rassemble. (Diviser pour mieux
régner, ça vous rappelle quelque chose ?). Aujourd'hui nous avons une
opinion sur chaque domaine, chaque action, chaque info. En 2 minutes de
traitement de sujet par un média quelconque nous pensons détenir
suffisamment de données pour émettre notre opinion. Celle-ci est forcément
influencée par nos croyances, nos valeurs, notre sensibilité, notre affect
bref… nos acquis qui de surcroit sont intrinsèquement liés à cette société.
Donc, forcément arbitraire et sujette à interprétation.
Avec ce principe nous ne pouvons que continuer à
répondre dans l'urgence sans nous occuper de la résolution du problème
de fond.
Notre politique qu'elle soit internationale, nationale,
régionale, municipale ou personnelle n'est équivalente qu'à l'action d'un
sparadrap sur une jambe de bois. A l'image de notre système pharmaceutique,
nous soignons mais nous ne guérissons pas. Quel profit peut tirer une
entreprise pharmaceutique de la guérison ?
Lorsqu'un ingénieur parle avec d'autres ingénieurs, il n'émet pas son
opinion et il n'y a pas d'interprétation possible. Il dit : "Ce matériau
est capable de résister à telle pression". Ses collègues testent
à leur tour. Ensuite cette donnée est validée ou invalidée. Point.
Actuellement nous sommes dans la déraison. Depuis
trop longtemps, nos méthodes d'évaluations sont obsolètes car basées sur
le profit immédiat et n'ont aucune vision à long terme. De nombreux
experts de différentes sciences de la terre, craignent qu'aux alentours
de 2030 les dégâts soient trop importants pour que le processus soit réversible.
Nous vivons sur une planète dont nous atteignons
les limites de ce qu'elle peut supporter et aux ressources fossiles dont
le renouvellement ce calcule sur des cycles de milliers voir de centaines
de milliers d'années et nous nous comportons tels des insouciants aux
possibilités illimitées.
Notre système a fait son temps et ne répond plus
à la réalité géologique et sociale. Le " toi, moi, nous " que nous
formons ne peut, peut être pas (bien que…), stopper ce processus mais
nous pouvons au moins nous tenir prêt pour un changement de paradigme
tout en influençant, par notre comportement, l'amorce du changement.
Cela signifie avoir conscience qu'une autre forme
de société peut se mettre en place, ne pas la craindre et œuvrer pour
sa mise en place.
Les économistes, les dirigeants les grands groupes industriels sont par
trop préoccupés et " endoctrinés " par le système financier pour avoir
le recul nécessaire, la volonté voir même la possibilité de stopper ce
processus.
C'est à nous, grâce à la bonne compréhension de la possibilité de création
d'une société basée sur les ressources et l'équitabilité, par le biais
de l'information que nous diffuserons autour de nous, par nos comportements
responsables et nos choix quotidiens, que revient le rôle de " transitionnalité
".
Cette transition ne peut se faire que sur le principe des vases communicants.
Plus la société économique s'écroulera, plus un projet de type " Projet
Venus " s'imposera de lui-même. Ce projet n'est
ni religieux, ni politique, ni doctrinal, il est scientifique.
Il n'y a pas de point de vue imposé ou un discours sur " comment devrait
être le monde ". C'est juste de la technique qui
répond à une réalité, celle des ressources de notre planète.
Si nous désirons que ces ressources soient traitées
et gérées avec respect et rationalité, il faut y soustraire l'élément
déclencheur du non respect et de l'irrationalité : le profit, par conséquence,
l'argent ou tout symbole équivalent.
En suivant le même raisonnement, nous ne pouvons que constater que dans
tous les domaines, l'argent est devenu un frein voir un handicap. Il a
été l'outil incontournable correspondant à une époque, celle de la rareté
et du coût humain de l'ouvrage et du produit manufacturé mais cette époque
n'est plus.
Plus nous serons nombreux et prêts à laisser se remplir le nouveau vase
sans lui infliger de résistance plus la transition se fera " naturellement
" dans la fluidité. Si nous exerçons une force contraire, tel un bouchon
dans une canalisation, les remous et les remontées rendront cette période
longue et violente. Si nous décidons de nous y opposés, alors c'est dans
une révolution sanglante que le fonctionnement actuel se remettra en place
avec encore plus de misère, plus de précarité, plus de servitude et, ce,
jusqu'à ce que la planète bleue devenue planète
sombre nous dise : GAME OVER.
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