AUJOURD'HUI C'EST DEMAIN :

 

3ème partie - L'humain en questions

 

Les premières questions qui viennent à l'esprit.

Si c'est si simple pourquoi ça n'a pas été fait avant ?

J'y vois au moins 3 raisons.
- Premièrement, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la machine peut remplacer le BESOIN d'humain pour produire les BESOINS des humains. Libéré de nos servitudes nous pouvons penser en termes de travail plaisir et non plus en termes de travail contrainte.
- La deuxième raison est la force de l'habitude. Jusqu'à présent rien ne nous obligeait à remettre en question notre système. Aujourd'hui nous n'avons plus le choix. D'une part, la " raison d'être " de ce système détruit les ressources et nous sommes en équilibre sur la frontière du fatal ; d'autre part parce que ce système a atteint ses limites et ne répond plus à son propre fonctionnement basé sur la finance.
- Troisièmement, même si ce système a été utile et efficace, le profit qu'il a généré pendant des millénaires a permis peu à peu l'installation d'une petite élite qui vit " mieux " que ses contemporains et qui donne à chacun l'ambition, l'envie de se rapprocher le plus possible du niveau de vie de ces " nantis ". Nous nous sommes laissés programmer pour penser que seul existait ce sens de la réussite. Tellement habitué à idolâtrer ces gens et leur vie devant nos petits écrans. Aujourd'hui cette notion n'a plus de raison d'exister car avec ce nouveau paradigme chacun vivra mieux que la meilleure vie d'aujourd'hui. Nos esprits étant libérés deviendront meilleurs et plus productifs. Ils seront accompagnés par une technologie qui, n'étant plus considérée comme négative verra son exponentiabilité exploser.
Imaginez si les milliers de cerveaux qui ont permis de passer en 3 ans de temps de la pile à la bombe atomique (projet Manhattan - Hiroshima) avait été employé pour des choses positives. Où en serions-nous aujourd'hui dans la quête spatiale, la recherche médicale, les nanosciences… ?
Qui sait si nous ne pourrions pas vivre 300 ans en bonne santé en consacrant notre énergie à rendre heureux nos contemporains et donc nous même ainsi que nos proches ? Vous ne me croyez pas… Hé bien cherchez un peu sur le Net tout ce qui est à votre disposition pour vous faire ouvrir les yeux.

 

Maintenant que nous savons que les " vitaux " sont en place, qu'en est-il du reste ?
La technologie est-elle vraiment si prête que cela ?
Comment peut fonctionner une société sans politique et sans économie ?
Autrement dit : sommes nous prêt techniquement mais surtout humainement ?


Commençons par les humains et leur fonctionnement.

Tout d'abord, n'oublions pas que personne n'est responsable de ce qui arrive. C'est juste un système de fonctionnement, une réponse à un besoin d'une époque qui est devenu fallacieux, obsolète et qui de plus se gangrène.
Toutefois, faisant parti intégrante de ce corps, nous ne pouvons que pourrir avec lui. Maintenant que nous en avons conscience, on se doit de réagir.
Si nous désirons vivre, il nous faut rebâtir sur des bases saines correspondantes à la réalité et aux besoins de la situation actuelle. La vengeance, la rancœur… tous ces sentiments seraient aussi inutiles que mal placés. Nous sommes tous " drogués " à l'argent et les premiers à réagir se la joueraient " bien stupide" que de se croire plus intelligents, mieux préparés ou plus à même de détenir le savoir d'une nouvelle société.
Nous sommes tous à égalité devant le changement et n'oublions pas que les plus intoxiqués sont presque les plus méritants tant le chemin risque de leur paraitre irréel ; tant la remise en question et les pertes de repères vont être importants pour eux. Il leur faut intégrer qu'ils ont tout à gagner grâce à ce changement mais leur réalité ne les a pas préparé ni prédisposé pas à cette réflexion.

"Sommes-nous prêts et adaptés ?"

Nous sommes adaptés.
L'acceptation et la reconnaissance des nouveaux outils tels qu'Internet ou le téléphone portable dans nos foyers l'ont prouvé. En moins de 10 ans, tous les habitants de la planète (ceux qui en ont les moyens financiers évidemment) ont domestiqué ces nouveaux outils. Cela tant à prouver que lorsque l'on comprend l'intérêt, le bénéfice (dans le sens noble du terme) que nous pouvons retirer d'une technologie alors nous nous l'accaparons rapidement. Hormis peut être les personnes de plus de 75 ans (et encore…) sinon, rares sont les humains effrayés, retors ou anti Internet ou téléphone cellulaire. Nombreux sont les " guetteurs " qui préviennent de tel ou tel risque à prendre en considération mais ces arguments ne sont pas anti produit ou anti service juste des craintes qui incitent à perfectionner l'outil. Leur démarche reste salutaire et il n'en sera pas autrement sous prétexte de gratuité.
1) La machine plutôt que l'homme dans les prises de décisions !!!!
La manière dont les décisions sont prises actuellement ne sont-elles pas terrifiantes ?
Si vous répondez non, c'est que vous vous êtes habitués à l'évolution de notre système. Ce système qui crée perpétuellement plus de chômage, de misère, de pollution, de stress…
Les machines prennent déjà les décisions. A la bourse, dans les crash-tests, plus récemment le PLA (Parking Steering Assistance) le système de créneau automatique et de détection de place, dans l'industrie…
Les décisions qui nous paraissent être les plus importantes sont entérinées par l'homme pour des raisons " rassurantes " dues au temps d'acceptation de nos esprits de ce nouveau concept mais à bien y regarder, ce sont les conclusions techniques de la machine qui président.
Quel professeur remet en question les résultats des équations soumises à son ordinateur ?
2) Faire confiance aux machines !!!
Qui pilote l'avion ? L'ascenseur ? Le TGV ? Le métro ? Le tram ? Voir même certains modules vitaux de votre automobile ? Et là il s'agit de notre vie. Dans un avion, il y a un radar doppler dont le travail est de mesurer la distance exacte qui sépare le train d'atterrissage de la piste afin que l'avion se pose le plus délicatement possible. Aujourd'hui aucun humain n'est capable d'accomplir cette tâche aussi précisément et même si une personne pouvait le faire, comment sortirait-elle la tête de l'avion à 2000 mètres d'altitude ? Et même plus bas en altitude, imaginez par mauvais temps ou brouillard ?
De la même façon, il serait possible dès maintenant de coupler certaines technologies avec nos automobiles (tel que voyant de fatigue, zigzaguement intempestifs…) et faire en sorte que notre véhicule se gare assisté par un GPS afin d'éviter tout danger pour autrui ou pour nous même. Si ce n'est pas fait, ça n'est pas tant par manque de connaissances que par les bénéfices liés aux accidents (chirurgien, mécanicien, assureur, constructeur et vendeur d'automobiles, police de la route, procès verbaux…) qui influence le profit du PIB cité plus haut. Nous pourrions avoir une route à presque 0 tué. Selon les chiffres provisoires de la sécurité routière, 3 970 personnes ont été tuées sur les routes en 2011, contre 3992 en 2010. (Source : prevention routière). Quel progrès !
Parenthèse : L'argent généré sur la même période comparé au nombre de vie épargnée devrait suffire à comprendre que l'intérêt financier prime sur la sécurité. Nous ne sommes pas considérés entant qu'être humain mais entant que consommateur, produit économique rentable. Près de 11 personnes (en 2011) dans notre pays meurent d'un accident de voiture quotidiennement. Cela représente combien de familles endeuillées inutilement ? Cyniquement je noterai qu'un deuil est profitable pour les fleuristes, les pompes funèbres, la commune (l'emplacement de la tombe), les thanatopracteurs, les marbriers…. De la naissance à la mort le maitre mot est : monnaie. Fin de parenthèse.
Si notre objectif était la sécurité, nos véhicules seraient équipés en conséquence. Les ordinateurs les plus puissants sont capables de gérer 10 millions de milliards d'opérations en même temps sans une erreur et leur capacité tant à doubler tous les 18 mois (loi de Moore). Actuellement ils sont dédiés à l'armée, aux différents comptes boursiers et aux multinationales. Autrement dit à l'argent.
3) On nage en plein cybernétique, c'est effrayant !!!!
Quand votre imprimante envoie un message à votre ordinateur et que celui ci affiche ou vous informe oralement : "vous devez changer vos cartouches d'encres". Nous ne sommes pas en plein âge cybernétique ? Et pourtant vous n'avez pas peur de votre ordinateur. Pensez-vous que si vous l'explosiez à coup de pied devant une centaine d'autres ordinateurs, un programme se créerait spontanément pour vous éliminer ?
Un objet même couplé à un autre objet ne reste que le produit que l'on veut en faire. Un laser couplé à un ordinateur peut sauver une vie s'il est programmé par un chirurgien. Les deux mêmes outils peuvent supprimer une vie s'ils sont programmés par un militaire.
Nous sommes déjà dans l'ère informatique, cybernétique, robotique, domotique…. A la différence prêt que pour le moment nous subissons de l'obsolescence programmée et que nous voyons les machines (la technologie) comme des suppresseurs d'emploi donc de revenus.

"Même si j'ai conscience qu'il faut un changement radical, cette nouvelle vie m'effraie. Je n'y ai pas de repères et des machines qui décident pour moi ça ne me rassurent pas. Il n'y a pas que la survie, il y a aussi la vie et à l'intérieur de cette notion il existe des besoins tels que le contact, l'amour, l'interaction sociale.
Quant est-il dans un monde de machine ?"

Les machines qui décident pour nous, c'est déjà la réalité. Reste à savoir si l'on décide de les laisser fonctionner pour en subir les conséquences (comme actuellement) ou pour améliorer notre bien être et là nous arrivons concrètement dans la vie et ses besoins.
Notre économie ressemble à une centrifugeuse incontrôlable qui ne sait plus produire que de l'obsolescence programmée (des produits à la durée de vie réduite) et des chômeurs technologiques (les machines plus intéressantes que les humains en termes de force et de rentabilité de travail). Ces sur ces notions qu'il nous faut nous appuyer pour faire basculer le système.
La vie et ses besoins ne peuvent s'épanouir dans un contexte tel que celui que nous subissons. Les contacts, l'amour, les interactions sociales ne peuvent pas être vécues au top de leurs potentiels car ils sont constamment situés quelque part entre la méfiance et le manque de temps. Repenser totalement une civilisation ne peut être qu'une action de contact, d'amour et d'interaction sociale tant dans sa pensée que dans sa mise en place. La concrétisation de tout cela est liée à l'humain, la machine est un plus, une extension fiable dans cet élan bâtisseur.
Nous ne pouvons que nous appuyer sur la sécurité et la communication pour avancer dans les meilleures conditions possibles.
Ce projet contient forcément en lui la totalité des facteurs physiques, intellectuels et émotionnels qui forment les maillons de la salubrité de fonctionnement d'une société et par voie de conséquence celle de ses habitants.
Le passage se fera petit à petit et c'est à une amélioration d'interaction sociale que nous allons assister pas à sa disparition.
Ce monde n'a rien à voir avec celui d'un G. Orwell ou d'un film de genre " Equilibrium " où les gens sont déshumanisés pour que le pouvoir de quelques uns puisse se maintenir en place
Même si le fonctionnement vital est basé sur un principe informatisé de " compréhension/constat/décision ", l'humain continuera à s'exprimer et à exprimer ses besoins et ses envies. Nous restons des êtres sensibles, raisonnants et responsables.
Toute fois, rien n'interdit à des personnes non intéressées par la vie de la cité de rester " hors champ ". Chacun ira à son rythme pour intégrer ce nouveau type de paradigme. Le basculement ne se fera pas en un jour. Il est même possible que l'on commence par une " cité pilote ", des expériences, des parcs à thème afin d'éveiller notre compréhension peu à peu (voir les propositions sur thevenusproject.com). Au départ se fonctionnement ressemblera à des vacances : un rythme différent durant une courte durée.
Nous ne parlons pas de " prise de contrôle des machines sur la vie humaine". Ce n'est pas Hollywood et ses films à sensations. Pas de Matrix ou de Terminator en vue.
Faire progresser une machine ne signifie pas qu'elle décide de la qualité de votre petit déjeuner à votre place. Cela signifie qu'elle peut vous servir votre petit déjeuner si vous le souhaitez. Aujourd'hui comme demain vous aurez toujours le choix entre moudre du café, le faire passer à la main avec une casserole d'eau chaude ou appuyer sur le bouton de la cafetière. Là c'est la même réalité avec en plus la possibilité qu'un robot ménager pose le filtre et verse le café dans la cafetière. Même s'il est automatisé, c'est vous qui aurez décidé de la proportion de café à verser.
Ce n'est pas parce que vous disposez de 25 ampoules électriques chez vous qu'elles décident de s'allumer toute en même temps et à l'heure qui leur convient.
Surtout, rien n'oblige personne à vivre facilement et gratuitement dans une cité pensée pour le bien être. Il nous restera l'option d'aller nous construire un chalet au fond des bois et de cultiver notre jardin (peut être même plus facilement qu'aujourd'hui) pour ceux qui préfère ce type de vie. Par contre si le chalet prend feu, n'accusons pas les pompiers de la cité d'avoir mis du temps à venir nous sauver. A nous d'assumer nos choix.

"Ce fonctionnement peut-il être démocratique ?"

" En novembre 2011, le premier ministre grec, Georges Papandreou, ayant envisagé de donner la parole au peuple grec par referendum, avait été "convoqué" par les deux dirigeants allemand et français, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, et sommé de s'expliquer sur la pertinence d'une telle démarche " - (Source mediapart.fr).
Cet exemple pourrait suffire à fournir une réponse sur l'application démocratique actuelle. Mais, sur le principe qu'un exemple ne crée pas une règle, commençons par définir le mot : Démocratie. Sur Wikipedia il est dit : Régime politique dans lequel le peuple est souverain.
Voici un lien sur une vidéo qui en moins de 7 minutes risque de vous repositionner sur l'emploi du mot démocratie. L'interlocuteur s'appelle Etienne Chouard (titulaire d'une maîtrise en droit obtenue à Nanterre (1980)) et il est enseignant en économie-gestion et droit fiscal. Cette interview concerne la finance en générale, l'emploie de nos impots et la dette. Vous y apprendrez, entre autre chose, que nos impots ne servent AUCUNEMENT à l'amélioration des biens et services du pays mais TOTALEMENT à rembourser des banquiers privés.
Je n'argumenterai pas outre mesure sur la souveraineté populaire à l'intérieur de nos différents régimes politiques tant notre réalité quotidienne regorge d'exemples et d'arguments équivalent à celui qui vient d'être cité pour la Grèce ou pour les impots et prouvant le non respect de la définition de base de la démocratie.
Par contre il m'apparait comme une évidence que la fin du principe monétaire ne pourra QUE bénéficier à une souveraineté puisqu'une égalité totale de droit existera entre chaque individu.
Dans le cadre d'une civilisation dont " l'économie est basée sur les ressources " et sachant que ces ressources sont considérées comme capital humain à gestion scientifique, à accès gratuit et à distribution équitable, le mot démocratie devient presque insuffisant à décrire l'exemplarité de ce système.
On peut trouver mon propos idéaliste mais je n'ai pas trouvé mieux pour le moment. Toutefois, ma pensée ne s'inscrivant pas dans le statisme, je reste ouvert à toutes critiques et/ou propositions...constructives.


Tableau de Tine - 68 2008

"Le banditisme, la délinquance, la violence…
Même si à terme ça doit s'estomper, qu'est ce qu'on en fait au départ ?"

Reformulons :
1) Qu'est ce que le départ ?
2) Quelle est la définition de la violence et pourquoi est-elle présente ?
3) Le besoin de faire du mal est-il naturel, humain ?
Réponses :
1) Il n'y a pas de départ au sens propre du terme. Il n'est pas possible de dire tel jour à telle heure on brûle tous les billets et on ouvre toutes les prisons. Ce serait pire que ce que nous vivons actuellement car aucun repère n'aura eu le temps de se mettre en place et dans la panique la loi du plus fort, le réflexe reptilien prendrait le dessus. Ce serait Mad Max version +++.
Dans la réalité, il n'y a pas de départ car il s'agit d'un processus, d'un cheminement commencé lorsque nous sommes devenus bipèdes. Les étapes évolutives ne se font pas en un jour ou en 1 an. Si l'on prend la mise en place de l'agriculture, cela a commencé par une poignée de personnes en Mésopotamie certainement influencée par la germination naturelle de certains végétaux tel que l'Egilope (l'ancêtre du blé) puis d'autres ont vu faire leurs voisins, s'y sont intéressées également, se sont informées et ont reproduit. Il existe à ce sujet un dossier de l'INRA qui permet de se repérer sur cette évolution.
La nécessité, les besoins, l'évolution, le temps… tous ces critères se conjuguent en permanence dans l'avancement du monde et de temps en temps une marche, un palier est franchit vers une nouvelle évolution.
Par contre nous, nous avons une date butoir si nous ne voulons pas que les ressources indispensables soient trop abimées et que tout soit détruit. D'où l'importance de l'information pour se préparer au mieux et infléchir sur la bonne direction à prendre plutôt que de se cabrer et de reproduire les désagréments et les dommages dont témoigne l'histoire passée.
Le plus sage serait certainement de commencer par quelques villes " test " puis de laisser grossir le phénomène. Comme dit précédemment, mieux nous serons préparés et mieux s'effectuera la mutation.
Maintenant ce n'est là que mon avis et peut être me manque t'il des paramètres pour poser une réflexion plus appropriée.

2) Comme le pense Jacque Fresco, l'avis importe peu ce qu'il nous faut c'est le plus adapté, le plus efficace à la situation et donc une méthodologie scientifique.
Pour cela il faut réunir les professionnels des domaines du banditisme, de la délinquance, de la violence… qu'ils entrent leurs différentes connaissances à l'intérieur d'un logiciel dont les paramètres seraient conçus à cet effet et que la conclusion apparaisse. Tout le reste ne sera que subjectif car forcément lié à l'affect et au vécu de chacun. Rien que pour le mot " violence ", nous trouverons autant de définition que de personne sondée. Chacun a une image bien particulière, bien personnelle attachée à ce mot. De la même façon chaque époque, lieu, culture définira ce mot différemment.
Si nous parlons d'avis, d'opinion la polémique embarque immédiatement comme à l'exemple du mot corrida : Tradition - Art - Torture - Sadisme - Violence - Sport - Culture ???????
Seule une méthodologie scientifique (au rapport non passionnelle) peut offrir un travail objectif.
C'est ce qu'a fait Richard Wilkilson (chercheur britannique en sciences sociales - a publié de nombreux ouvrages et menés de nombreuses études sur les inégalités et leurs conséquences). Son dernier livre " The spirit Level " (2009), coécrit avec Kate Pickett (professeur américain en sciences de la santé) est très pertinent car très représentatif. Il est aussi rassurant quant au devenir possible des déviances dans un environnement sain. Une synthèse est dissponible sur ce site.
Quelques extraits :
" Dans les sociétés au sein desquelles les différences entre les riches et les pauvres sont petites, les statistiques montrent que la vie communautaire y est plus forte, que les personnes pensent pouvoir se faire confiance et qu'il y a moins de violence. La santé physique et la santé mentale ont toutes deux tendances à être meilleures, et l'espérance de vie y est plus élevée. En fait, presque tous les problèmes relatifs à la privation relative sont réduits : la population carcérale est plus petite, les taux de grossesse des adolescentes plus faibles, les enfants ont tendance à enregistrer de meilleurs résultats scolaires (comme en attestent les scores de compétences en lecture, écriture et calcul), et le problème de l'obésité y est moins important. Ce sont là beaucoup de choses à imputer à la seule inégalité mais tous ces liens ont été prouvés dans au moins deux contextes indépendants : parmi les pays industrialisés les plus riches et au sein même des 50 états des États-Unis. Dans les deux cas, les endroits qui présentent des différences de revenus moindres enregistrent de bien meilleurs résultats.
Un grand nombre d'études ont également révélé certains de ces liens dans des contextes très différents : quelque 200 études se penchent ainsi sur la tendance qu'a la santé à être meilleure au sein de sociétés plus égalitaires alors qu'environ 50 se concentrent sur la relation entre violence et inégalité. Comme nous pouvions nous y attendre, la part de responsabilité imputable à l'inégalité est plus importante pour certains problèmes que pour d'autres et c'est bien évidemment loin d'être la seule cause des maux de la société. Mais il semblerait que l'étendue de l'inégalité soit l'explication la plus importante de la raison pour laquelle nombre de problèmes sanitaires et sociaux touchent beaucoup plus certaines sociétés que d'autres. Vous penseriez que ces tendances s'accroîtraient simplement car les sociétés inégalitaires sont enclines à compter davantage de pauvres qui sont plus susceptibles d'être affectés par de tels problèmes. Toutefois, il ne s'agit là que d'une explication partielle. Le plus important est que la prépondérance de l'inégalité semble produire des résultats pires parmi une vaste majorité de la population. Au sein des sociétés plus inégalitaires, mêmes les classes moyennes aux revenus satisfaisants ont moins de chance d'être en bonne santé, sont moins susceptibles de s'impliquer dans la vie de leur communauté, plus susceptibles d'être obèses ou encore victimes de violence. De même, leurs enfants ont plus de chance d'enregistrer de moins bons résultats à l'école, de consommer des drogues et de devenir parents pendant l'adolescence.
(…) Que signifie donc le fait que les différences de revenus au sein même des sociétés riches comptent mais non les différences de revenus entre les pays riches ? Ceci prouve que c'est notre position par rapport aux autres au sein de notre propre société qui importe. Le problème est un problème de statut social et de revenu relatif. Ainsi par exemple, le fait que les États-Unis ont le taux d'homicide le plus élevé, les taux de grossesses des adolescentes et les taux d'incarcération les plus élevés, et arrivent en 28ème position dans le classement internationale de l'espérance de vie réside dans le fait qu'ils affichent également les différences de revenus les plus élevées. En revanche, les pays comme le Japon, la Suède ou la Norvège, bien que pas aussi riches que les États-Unis, affichent tous des différences de revenus moindres et enregistrent de bons résultats eu égard à toutes les mesures susvisées. (…) Ceci est lié à l'inégalité car l'inégalité divise la société : elle nuit à la qualité des relations sociales. Dans les pays ou les 50 états des États-Unis les plus égalitaires, 60 à 65% de la population sont d'accord avec l'affirmation selon laquelle " il est possible de faire confiance à la plupart des gens ", alors que la réponse à cette même question n'est que de 15 à 25% dans les pays plus inégalitaires. La mesure dans laquelle les personnes s'impliquent dans la vie de leur communauté confirme également les effets corrosifs de l'inégalité sur le social. Et, comme par hasard, les taux d'homicides sont systématiquement plus élevés dans les sociétés plus inégalitaires. Des différences de revenus plus importantes engendrent une distance plus grande entre les personnes au sein d'une même société, ainsi qu'une concurrence plus farouche pour ce qui est du statut social. (…) L'insécurité et le sentiment de ne pas être apprécié que nous portons en nous suite à une enfance difficile ont beaucoup en commun avec les effets d'un statut social peu élevé et peuvent s'amplifier ou se compenser. (…) Étant donné que la hiérarchie de classes est perçue comme une hiérarchie avec les personnes les plus appréciées au sommet et les moins appréciées au bas de la pile, il est facile de voir comment des différences de statut plus importantes augmentent la menace d'évaluation et exacerbent l'insécurité et la concurrence en matière de statut social. Cette perspective explique également pourquoi la violence augmente avec l'inégalité.
Les recherches sur la violence indiquent souvent comment le manque de respect, le fait de perdre la face et l'humiliation déclenchent la violence. La violence est plus répandue lorsque l'inégalité est plus grande non seulement parce que l'inégalité accroît la concurrence en matière de position sociale mais aussi parce que les gens privés des signes extérieurs de statut social (revenus, emplois, maisons, voitures, etc.) deviennent particulièrement sensibles à la façon dont ils sont perçus. Ce qui blesse dans le fait de posséder des biens de qualité inférieure, c'est d'être perçu comme une personne de second rang.
(…) Pendant des milliers d'années, la meilleure façon d'améliorer la qualité de vie des hommes consistait à augmenter leur niveau de vie matériel. Les données suggèrent qu'en raison du rendement décroissant de la croissance économique, il se peut que nous soyons la première génération à être parvenue à la fin du processus. Les augmentations du Produits Intérieur Brut ne coïncident plus avec une amélioration de la santé, du bonheur et du bien-être. Si nous tenons désormais véritablement à continuer d'améliorer la qualité de vie, nous devons porter notre attention sur l'environnement social et la qualité des relations sociales. Les éléments de preuves dont nous disposons indiquent que la qualité des relations sociales est en très grande partie déterminée par l'échelle des inégalités matérielles qui nous séparent. Au lieu de continuer à résoudre séparément chaque problème en dépensant plus en soins médicaux, services d'ordre, services sociaux et centres de réadaptation pour toxicomanes, nous savons désormais qu'il est possible d'améliorer la santé psychosociale et le fonctionnement social de sociétés entières en réduisant l'inégalité matérielle qui y règne.
(…) Deuxièmement, une action efficace sur l'environnement dépend plus que jamais de l'implication des gens dans le bien commun. Il existe cependant des preuves qu'au sein des sociétés plus égalitaires, les gens ont davantage l'esprit civique et cherchent moins à défendre leur propre intérêt personnel. L'aide étrangère accordée par les pays plus égalitaires est plus élevée ; ils recyclent une plus grande partie de leurs déchets, enregistrent de meilleurs scores sur l'indice mondial de la paix et les recherches montrent que les dirigeants d'entreprise de ces pays accordent une plus grande priorité aux mesures en faveur de l'environnement que leurs homologues au sein des sociétés moins égalitaires. Mais même si les gens acceptent qu'une plus grande égalité entraîne des avantages sociaux et environnementaux, ils continuent cependant parfois à s'inquiéter du fait que la créativité et l'innovation, le progrès lui-même, dépendent d'une plus grande inégalité et de mesures incitatives au gain financier personnel. Si vous prenez le nombre de brevets décernés par habitant comme mesure raisonnable de la créativité d'une société, vous pouvez cependant être rassuré : les sociétés plus égalitaires semblent là-aussi enregistrer de meilleurs résultats.
(…) L'accroissement des inégalités est le fléau des sociétés modernes. Nous apportons des preuves concernant chacun des onze problèmes sociaux et sanitaires différents, à savoir la santé physique, la santé mentale, la toxicomanie, l'éducation, la population carcérale, l'obésité, la mobilité sociale, la confiance et la vie au sein de la communauté, la violence, le taux de grossesse chez les adolescentes et le bien-être des enfants. Pour chacune de ces questions sanitaires et sociales, les sociétés au sein desquelles les inégalités sont les plus grandes enregistrent des résultats considérablement pires. Nous avons vérifié dans la mesure du possible les liens dans deux bancs d'essai indépendants, parmi les pays riches à l'échelle internationale puis parmi les 50 états des États-Unis d'Amérique. La même tendance se dessine dans presque chaque cas : les résultats sont bien plus pires au sein des sociétés qui présentent le plus d'inégalités. Les données dont nous nous servons proviennent des sources internationales les plus respectées telles que la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé, les Nations Unies, UNICEF, ou encore le Bureau du recensement des États-Unis. La plupart de ces travaux ont déjà été publiés dans des revues universitaires révisées par des pairs et certains liens ont été testés plus d'une fois par des groupes de recherches différents se servant de données en provenance de sociétés différentes. Enfin, les mêmes sociétés ont tendance à afficher les bons résultats, tout comme ce sont toujours les mêmes qui enregistrent aussi des résultats négatifs.
Étant donné que l'inégalité affecte un nombre si important de pays différents, si vous savez qu'une société enregistre de mauvais résultats dans un domaine tel que par exemple la santé, il est probable qu'elle enregistre également de mauvais résultats sur tout un éventail de problèmes sociaux ; elle sera par exemple affligée par des taux de violence élevés, des taux de grossesse des adolescentes élevés, une population carcérale importante, de faibles taux de confiance, un problème d'obésité et une fréquence de la toxicomanie plus importante. Il semblerait que les sociétés au sein desquelles les inégalités de revenus sont importantes deviennent dysfonctionnelles d'un point de vue social."
La santé physique : Plus de 170 études ont désormais été menées sur l'inégalité des revenus en rapport à divers aspects de la santé. L'expérience de vie, la mortalité infantile, le poids à la naissance et l'autoévaluation de santé se sont à maintes reprises révélés être pires au sein des sociétés qui présentent un degré d'inégalité élevé. Ces études ont été analysées dans la revue Social Science and Medicine.
Parfois, les chercheurs ne sont pas d'accord sur les raisons qui mènent de l'inégalité à une plus mauvaise santé de la population. L'interprétation la plus cohérente de toutes les preuves disponibles consiste à dire qu'une vie plus stressante est imputable à l'inégalité. Le stress chronique est connu pour affecter les systèmes immunitaire et cardiovasculaire et mener à un vieillissement plus rapide. L'inégalité rend les relations sociales plus stressantes (cf. rubrique sur la Confiance et la vie au sein de la communauté), en accroissant les différences et la concurrence en matière de statut social.
Ces effets sont importants : les Américains qui vivent dans des états où règne une plus grande égalité vivent par exemple en moyenne 4 ans de plus que ceux qui vivent dans des états plus inégalitaires.
La santé mentale : Nous avons démontré pour la première fois le lien entre la santé mentale et l'inégalité des revenus dans huit pays développés grâce à des données de l'OMS, à savoir pour les États-Unis, la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Depuis, nous avons été en mesure d'ajouter des données concernant la Nouvelle-Zélande et portant sur d'autres pays dont les enquêtes sur la santé mentale, bien que pas tout à fait comparables, se servent de méthodes très similaires, à savoir l'Australie, le Royaume-Uni et le Canada.
Comme le montre le graphique, les maladies mentales affectent beaucoup plus les sociétés dans lesquelles règne davantage d'inégalités. Parmi ces pays, les problèmes de santé mentale affectent également plus les pays plus riches.
La toxicomanie : Personne ne doute plus des dégâts qu'occasionne la propagation de la toxicomanie chez les victimes et en finançant la criminalité organisée. Le Rapport mondial sur les drogues 2007 compilé par l'Office des Nations-Unies sur les drogues et le crime contient les résultats d'enquêtes par sondage sur la prévalence de la consommation d'opiacées, de cocaïne, cannabis, ecstasy et amphétamines. Nous les avons combinés en un indice en leur accordant la même pondération, et avons découvert que la toxicomanie a beaucoup plus tendance à être courante au sein des pays qui présentent le plus d'inégalités.
Parmi les 50 états des États-Unis d'Amérique, la toxicomanie et le taux de mortalité imputable aux overdoses sont liés à l'inégalité. Là encore, nous avons découvert que les états les plus inégalitaires affichaient des taux de mortalité plus élevés.
L'éducation scolaire : Tout le monde s'accorde à dire que l'éducation est importante et qu'elle profite aux sociétés autant qu'aux individus. Les personnes qui ont une bonne éducation contribuent davantage à la société. Bien que de bons systèmes éducatifs fassent une différence, les origines familiales constituent le facteur qui influence le plus la réussite scolaire, et les enfants défavorisés réussissent par conséquent moins bien à l'école et ne tirent pas parti des avantages qu'apporte l'éducation.
Dans une analyse internationale publiée dans la revue Lancet, et une analyse des 50 états des États-Unis d'Amérique publiée dans la revue Social Science and Medicine, nous avons montré que les scores enregistrés en mathématiques et lecture sont liés à l'inégalité. En outre, le pourcentage d'enfants qui quittent l'enseignement secondaire dans chacun des 50 états des États-Unis d'Amérique est également lié à l'inégalité, comme l'indique ce graphique.
La population carcérale : Quatre facteurs influencent la proportion de la population carcérale d'une société, à savoir le taux de criminalité, les taux de condamnation, la tendance à prononcer des peines de prison plutôt que d'infliger des amendes ou des heures de travail d'intérêt général, et la durée des peines de prison. Certaines sociétés se servent beaucoup moins des peines de prison que d'autres et, lorsqu'elles s'en servent, elles mettent davantage l'accent sur la formation et la réadaptation de sorte que les taux de récidive sont également plus faibles.
Au Royaume-Uni, en dépit de taux de criminalité en baisse, les taux d'emprisonnement grimpent régulièrement depuis plusieurs décennies, ce qui mène à une crise de surpopulation carcérale. Aux États-Unis, seuls environ 12 % de la croissance de la population carcérale sont imputables à une augmentation de la criminalité. Dans ces deux pays, la hausse de la population carcérale au cours des dernières décennies semble être principalement le résultat d'un prononcé de peines plus punitif. Le taux d'emprisonnement des États-Unis est 14 fois supérieur à celui du Japon et, même au sein des États-Unis, il existe des différences importantes, la Louisiane emprisonnant par exemple six fois plus de monde que le Minnesota.
Dans une étude publiée dans la revue Social Science and Medicine, nous avons découvert qu'il existe des liens solides entre l'emprisonnement et l'inégalité des revenus, à la fois à l'échelle internationale et parmi les 50 états des États-Unis. Nous avons également trouvé que les états américains dont les taux d'homicides sont les plus bas sont moins susceptibles de conserver la peine de mort.
L'obésité : L'obésité connaît une croissance rapide à travers tous les pays industrialisés. Dans certains pays, les taux ont doublé en quelques années seulement. Aux États-Unis, les trois-quarts de la population sont en surpoids et près d'un tiers des personnes sont obèses. Au Royaume-Uni, les deux-tiers des adultes sont en surpoids alors qu'un adulte sur cinq est obèse.
L'obésité accroît le risque d'hypertension, l'arrivée tardive du diabète, les maladies cardiovasculaires, la maladie de la vésicule biliaire et certains cancers. Les tendances en matière d'obésité chez les enfants sont susceptibles de mener à une espérance de vie plus courte chez les enfants d'aujourd'hui : ceci serait alors la première inversion de l'espérance de vie enregistrée depuis le XIXe siècle.
Nous avons découvert que l'obésité chez les hommes et les femmes (cf. graphique) ainsi que leur consommation de calories et les décès imputables au diabète sont tous liés à l'inégalité des revenus dans les pays riches. De plus, l'obésité chez les adultes est également liée à l'inégalité dans les 50 états des États-Unis alors que le pourcentage d'enfants obèses est lié à l'inégalité à la fois à l'échelle internationale et aux États-Unis.
La mobilité sociale dans l'échelle sociale : L'idée selon laquelle chacun dispose des mêmes chances d'ascension sociale sous-tend l'idée même de l'égalité des chances. L'une des façons de mesurer la mobilité sociale consiste à voir si les parents riches ont des enfants riches et les parents pauvres ont des enfants pauvres ou si le revenu des parents et celui de leurs enfants n'entretiennent au contraire aucun lien.
Les enfants de parents pauvres peuvent-ils devenir riches ? Des chercheurs de la London School of Economics se sont servis d'une méthode en vue de comparer la mobilité sociale dans huit pays. En nous appuyant sur leurs données, nous avons montré que, du moins pour ces quelques pays, les pays au sein desquels règne une plus grande égalité ont une mobilité sociale plus élevée (cf. graphique).
Il semble donc que le rêve américain soit plus à même de devenir réalité pour les habitants des pays scandinaves que pour les Américains pour lesquels il est plus susceptible d'être condamné à ne rester qu'un rêve.
Les inégalités de revenus plus importantes semblent faciliter le transfert des avantages de parents riches à enfants riches.
Alors que les écarts de revenus ont augmenté en Angleterre et aux États-Unis, la mobilité sociale a ralenti.
Des différences plus importantes en matière de revenus rendent l'égalité des chances plus difficile à atteindre car elles mènent à des classes sociales plus marquées et sont potentiellement sources de préjugés.
La confiance et la vie au sein de la communauté : La qualité des relations sociales est pire au sein des sociétés qui connaissent les plus grandes inégalités. Les preuves concernant l'inégalité en rapport à la confiance, la vie au sein de la communauté et la violence (cf. rubrique distincte sur la violence) dressent toutes le même tableau. L'inégalité divise les gens en accroissant la distance sociale qui nous sépare et en élargissant les différences en matière de niveaux et de styles de vie. L'accroissement de la ségrégation résidentielle entre les riches et les pauvres mène également à l'augmentation de la distance physique qui les sépare.
Les gouvernements et les responsables politiques s'intéressent de plus en plus au " capital social ", soit la cohésion sociale, la confiance et la participation à la vie communautaire. Chacun sait qu'il s'agit là de facteurs importants qui affectent la qualité de vie et influencent le sentiment que l'on éprouve par rapport à notre vie au sein d'une société donnée mais le fait qu'une plus grande égalité représente une condition préalable au renforcement de la vie au sein de la communauté n'a pas été jusqu'ici beaucoup reconnu.
Les gens se font plus confiance dans les pays scandinaves et aux Pays-Bas. Rien qu'au sein des riches démocraties de marché, la différence enregistrée entre les divers niveaux de confiance peut être quintuplée et les chercheurs ont montré à maintes reprises que de forts taux de confiance sont liés à de faibles taux d'inégalité, à la fois sur le plan international et parmi les 50 états des États-Unis, et que la confiance est liée à la santé et au bien-être.
La violence : En Angleterre, 35 % des gens se déclarent inquiets d'être victimes de vols, 33 % de se faire agresser, 24 % des femmes ont peur d'être victimes de viol et 13 % craignent de subir des violences à caractère raciste. Les gens ont également peur d'être victimes de harcèlemen.t
Bien que la peur du crime ne reflète pas toujours les tendances actuelles en matière de violence et de criminalité, il est clair que certaines sociétés sont beaucoup plus violentes que d'autres.
Aux États-Unis par exemple, un enfant est tué par balle toutes les trois heures et, au Royaume-Uni, plus d'un million de crimes violents ont été enregistrés au cours de l'année 2005-2006.
Le lien qui existe entre l'inégalité et le taux d'homicides a été révélé dans 40 études et les différences sont grandes : les taux d'homicides peuvent être jusqu'à cinq fois plus importants d'un pays à l'autre en fonction de l'inégalité qui règne en leur sein.
La raison la plus importante pour laquelle la violence est un problème plus courant dans les sociétés plus inégalitaires est que celle-ci est souvent déclenchée par des personnes qui se sentent déprimées, auxquelles on manque de respect et qui ont " perdu la face ".
Nous avons également découvert que l'inégalité est liée à l'Indice mondial de la paix et aux expériences de la violence par les enfants.
La grossesse chez les adolescentes : 1 250 000 adolescentes tombent chaque année enceinte dans les pays riches de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) et environ 750 000 d'entre elles finissent par devenir mères.
Les différences entre les taux de naissances chez les adolescentes sont frappantes. Aux États-Unis, ce taux atteint les 52,1 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 19 ans, soit plus de dix fois le taux du Japon qui s'élève à 4,6.
Les nouveau-nés de mères adolescentes sont plus susceptibles de souffrir d'insuffisance pondérale à la naissance, de naître prématurés, ils courent un risque plus élevé de mortalité durant la petite enfance et, lorsqu'ils grandissent, ils sont davantage touchés par l'échec scolaire et la délinquance juvénile et sont plus susceptibles de devenir eux-mêmes parents à l'adolescence. Les filles qui accouchent à l'adolescence sont plus susceptibles d'être pauvres et sans instruction. La maternité des adolescentes alimente le cycle intergénérationnel de la pauvreté et de l'exclusion sociale.
Nous avons montré que les naissances chez les adolescentes sont liées à l'inégalité de revenus à l'échelle internationale
dans le cadre d'une étude que nous avons publiée dans l'American Journal of Public Health. Aux États-Unis, d'autres recherches ont également mis l'accent sur ce lien.
Le bien être des enfants : Le bien-être et le comportement des jeunes sont des sujets qui ne cessent d'attirer l'attention des médias qui produisent un flot constant de reportages sur la violence chez les jeunes, le phénomène de l'ivresse, les incivilités, l'obésité, l'automutilation ou encore la sexualité des adolescents.
Un récent rapport de l'UNICEF, qui regroupe 40 indicateurs du bien-être des enfants dans les pays riches, a conclu que bien qu'en Angleterre les enfants enregistrent des scores inférieurs à n'importe quel autre pays, les États-Unis ne font guère mieux.
L'indice de l'UNICEF a mesuré six aspects différents du bien-être des enfants. Le bien-être matériel, la santé, la sécurité, le bien-être éducatif, les relations avec les amis et la famille , les comportements et les risques, etc. Le bien-être d'un point de vue subjectif comprenait la santé telle qu'évaluée par les enfants eux-mêmes ainsi que d'autres mesures relatives à la perception de soi.
Dans un article publié dans la revue British Medical Journal, nous avons montré que l'indice du bien-être des enfants de l'UNICEF n'était pas lié aux niveaux de vie moyens des différents pays. Il existe cependant des liens étroits entre le bien-être des enfants et la proportion d'enfants vivant au sein de foyers dont le revenu est inférieur à la moitié du revenu moyen dans chaque pays. Nous avons découvert les mêmes tendances lorsque nous nous sommes penchés sur les différents aspects du bien-être des enfants dans les différents états des États-Unis d'Amérique.
Au sein des sociétés riches, les améliorations apportées au bien-être des enfants dépendront plus de la réduction des inégalités que de la croissance économique à venir.
L'aide extérieure : Lorsqu'on analyse le rôle que jouent les différents pays dans les accords de commerce, il semble que les propositions soutenues par les pays plus égalitaires sont moins dominées par les tentatives de satisfaire à leurs propres intérêts économiques au détriment de ceux des autres pays.
Au total, la Suède, la Norvège et les Pays-Bas ont par exemple bien plus contribué (et pas seulement par habitant) au Fonds fiduciaire mondial de l'Organisation mondiale du commerce, créé dans le but de financer l'assistance technique dispensée aux pays en voie de développement, que ne l'ont fait les États-Unis.
Comment ce lien entre la quantité d'inégalité au sein des sociétés et leurs politiques envers les autres pays et la communauté internationale s'explique-t-il ? La réponse est simple. Ce que les gens apprennent des relations humaines et des facteurs de motivation dans leur propre société est à la base de leurs propres suppositions quant à la nature humaine, qu'ils appliquent ensuite non seulement au sein de leur propre société mais au monde au sens large.
Les sociétés plus égalitaires dépensent une plus grande proportion de leurs revenus au profit de l'aide humanitaire et se classent mieux vis-à-vis de l'Indice mondial de la paix (GPI).
Le recyclage : Au cours des quelque 40 prochaines années, les émissions de gaz carbonique devront être réduites de 80 ou 90 %. Pour la prochaine génération, la politique sera dominée par les questions environnementales, qu'il s'agisse de la réduction des émissions de gaz carbonique ou des résultats de notre échec à y parvenir.
Il est par conséquent important d'analyser comment la création d'un système économique viable dépend d'un plus grand degré d'égalité. Les gens pensent souvent que nous avons le choix entre améliorer la qualité de vie réelle en poursuivant la croissance économique jusqu'à ce que nous ne soyons plus à même de faire face aux coûts écologiques ou sacrifier les améliorations apportées à la qualité de vie afin de parvenir à une viabilité économique. Cependant, les preuves suggèrent qu'alors que la poursuite de la croissance économique n'apporte plus d'améliorations réelles à la qualité de vie, l'acceptation des limites de la viabilité n'implique pas de réels sacrifices. Ceci ne signifie pas qu'il faut accepter que la qualité de vie ne puisse pas être améliorée : il est désormais clair que la réduction de l'ampleur des inégalités de revenus au sein de chaque société peut contribuer considérablement au bien-être de populations entières.
Les pays les plus égalitaires recyclent une proportion plus importante de leurs déchets.

Si vous préférez l'audio visuel, un travail assez semblable se retrouve sous forme de témoignage interview dans le film " Moving Forward " 2ème volet d'une trilogie commencée avec " Addendum " et dont on attend la troisième partie sous peu. Je vous invite et vous incite à visionner ces deux documentaires explicatifs sur tous ces sujets qui nous préoccupent et qui touchent au cerveau, à l'esprit, à la culture, à l'évolution. Ils ont été réalisés par Peter Joseph pour le mouvement Zeitgeist (l'esprit du moment) qui fut un temps le bras activiste du " Projet venus " et qui oeuvre en direction d'une prise de conscience planétaire. " Addendum " quant à lui traite principalement de la fin de l'argent, du Projet Venus, de sa viabilité et de l'urgence de sa mise en place. Ces deux films/documentaires/témoignages (et beaucoup d'autres) sont visibles et téléchargeables (gratuitement) sur leur site.
Nous voyons bien ici que la question du " mal être " est intrinsèquement liée à la disparité des valeurs économiques, du " mal avoir ". Au delà de ce paramètre, je pense qu'il n'y a pas besoin de graphique pour savoir qu'un enfant qui grandit dans une aisance financière, entouré d'attention et d'amour et dont les amis vivent dans des conditions similaires aura nettement moins tendance à devenir violent ou dangereux (au sens agression directe envers autrui ou envers lui même) qu'un enfant qui devra se faire une place dans une cité surpeuplée ou la " démerde économique " est la règle pour ne pas finir écrasé par la masse. D'un point de vue culturel, éducatif et familial nous savons que c'est l'envie basée sur " l'absence de " et l'influence de l'orientation médiatique qui crée plus ou moins directement la frustration qui mène à une certaine forme de "banditisme". Si l'on supprime la cause, on supprime l'effet.
La " violence " ne disparaitra certainement jamais totalement car la définition de ce mot continuera d'évoluer au cours du temps. Par contre son pourcentage tendra à décroitre si intensément au cours de l'évolution des repères authentiques qu'apportera ce nouveau paradigme social (autrement dit cette nouvelle approche de la compréhension de la société voir du monde) que sa valeur tendra de plus en plus vers zéro.

Pour clore cette réponse avec une touche de légèreté, je paraphraserai un chanteur/humoriste français (Daniel Duroy) qui nous prévenait dans un de ces spectacles en annonçant : " Tant qu'à choisir, je préfèrerai être riche et en bonne santé que pauvre et malheureux ".


Réconciliation monothéiste - Theud. Mc Deses

On pourra toujours pratiquer notre religion
ou il y aura une religion obligatoire voir une interdiction de culte ?

La (les) pensée(s) religieuse(s) est née essentiellement en réponse à des craintes, des incompréhensions, tant du monde extérieur qu'intérieur. Certains la définisse comme besoin, sens, guide… d'autres s'en moque.
La volonté affichée par nombre de monothéistes à vouloir uniformiser la pensée religieuse sous un seul dogme prouve à quelle point la peur nous gouverne. L'uniformité rassure les esprits fermés.
Malheureusement, le constat est que malgré plus de 5000 ans d'existence (au bas mot), les religions sont toujours aussi sujettes à interprétations et à conflits. Espérons qu'avec le temps les esprits s'ouvriront et que la pensée religieuse se transformera en pensée humaine, galactique voir universelle.
Nous pouvons déjà constater qu'au fur et à mesure des époques l'ouverture de nos connaissances nous fait modifier nos croyances. Il y a quelques siècles en arrière, la terre était au centre de l'univers (représenté par notre unique galaxie) et Dieu vivait sur un nuage dans le ciel (grand comme notre galaxie) et le diable dans les enfers attendait sous nos pieds. Cette iconographie tend à disparaitre avec le développement des sciences et des technologies. Tout comme nous avons appris que le Dieu Thor ne frappe pas avec son marteau sur une enclume géante mais que la foudre est de l'énergie due à des facteurs naturels, nous avons parcouru le ciel et… Dieu n'y est pas assis. Depuis la théorie du Big Bang on le représente plus volontiers comme le créateur d'un univers aux dimensions exorbitantes donc (pour le moment) son " siège " est ailleurs, plus loin que sur un simple nuage. Le diable quant à lui n'effraie plus personne ou si peu. Il est devenu un croquemitaine comme un autre, un ogre de conte pour enfant. Rares sont les personnes qui imaginent encore un diable cornu, fourchu et au visage tout rouge, entouré de flammes et qui nous attend perché sur un rocher dans notre sous sol.
Alors, évidemment que chacun pourra pratiquer et se rendre dans des lieux de culte mais je pense qu'avec le temps et les connaissances ces symboles évolueront encore, voir disparaitront.
Aujourd'hui, et sans que personne ne l'est influencé directement, la majorité des chrétiens ne se rend plus à l'église. Exception faite pour le baptême, le mariage et le décès mais ce sont là des reliquats de traditions plus que des actes de foi. Les autres messes sont très peu suivies comparativement au nombre officiel de croyants dans ce pays.
Beaucoup d'occidentaux craignent l'Islam. Je pense que l'on craint surtout l'image que nos médias nous renvoient de l'Islam. Nous côtoyons presque tous des musulmans et nous nous apercevons que les extrémistes sont ultra minoritaires (comme pour le christianisme ou le judaïsme) et les fanatiques ne sont qu'une poignée. Nous savons qu'il suffit d'un fruit pourri pour pourrir un cagot mais la violence religieuse n'est pas de la religion et pour ce qui est de la violence nous savons à quoi elle est due.
Avec du bien être et en chassant l'ignorance la religion trouvera certainement une place beaucoup moins passionnelle que celle qu'elle occupe aujourd'hui.
La religion est une création humaine qui a débuté par un système de réponses à des peurs et des méconnaissances. Ensuite, les réponses comme les peurs et les méconnaissances furent soigneusement entretenues, développées et exploitées par quelques esprits aussi fourbes que brillants qui ont su profiter de l'ignorance car, plus un peuple est laissé dans l'ignorance et plus il est religieux. Quand tout est dû à la volonté de Dieu, il ne sert à rien de penser et ainsi la boucle est bouclée.
Par contre, la croyance est un moyen de stopper les 5 000 ans de papotage sur le divin et d'enfin passer à l'action. Mettre en place " le monde meilleur " plutôt que d'en parler pour un hypothétique après.
Enfin, la spiritualité est le fait de prendre conscience que tout est interconnecté et que l'on ne peut faire de mal à qui que ce soit ou à quoi que ce soit sans en souffrir soi même. Respecter la planète, ses ressources minérales, végétales, animales, c'est se respecter soi même. Cette connexion fonctionne comme le corps humain, on ne peut faire du mal à une partie de ce corps sans que le reste en pâtisse.
En définitive, la peur primale nait de l'incompréhension. Moins on comprend, plus on engendre des réponses issues de créations de l'esprit. Dans un premier temps, ça rassure. Puis, le temps passant, le rassurant devient légende, la légende devient tradition, la tradition doctrine et la doctrine vérité. La vérité n'est rien d'autre qu'une idée qui a fait son chemin tout comme la tradition est une nouveauté qui a perdurée.
A une époque la terre était au centre de l'univers. C'était vrai et tellement indéniable que l'on mourait de dire l'inverse (Giordano Bruno en est une représentation très révélatrice). Ces notions ont perdurés dans nos habitudes de langage basées sur le géocentrisme. Le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest en est un bon exemple. Cette notion est non seulement fausse (le soleil ne se " lève " pas) mais prouve que notre langage qui induit notre pensée garde des stigmates de son passé. Nous savons qu'en réalité nous tournons autour du soleil et sur nous même mais la force de l'habitude nous fait formuler nos pensées avec les restes enfouis d'expériences et de connaissances erronées.
Il en va de même pour l'argent. Nous savons qu'il est devenu nocif mais la force de l'habitude nous parasite une réflexion détachée et objective.
Un mot d'humour : J'ai appris étant enfant cette parole de prière : Que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Imaginez-vous le ciel avec des banques, des pancartes publicitaires tous les 2 mètres, des promos affichées et des prisons ?
Non !!! J'en déduis donc que ma pensée suis celle de la volonté du seigneur….


Affiche Annie Gonzales

"Qui décidera de combien de temps je dois travailler et si mon boulot est bien fait ?"

Tel que définit aujourd'hui, le travail n'a pas pour vocation de nous épanouir mais celui de nous rendre dépendant par le biais d'un salaire qui nous octroie un niveau de vie que nous trouvons toujours insuffisant. Ainsi déterminé la notion de travail ne peut pas nous rendre heureux. Par contre être heureux donne envie de travailler. Lorsque l'on se réveille épanoui on sent monter en soi l'envie d'être actif. A partir de là, soit on réalise des choses pour lesquelles nous sommes doués ou formés, soit on s'essaie en tâtonnant et en se faisant aider et conseiller, soit on se forme (cours, stage, livre, Internet…).
Il va falloir du temps pour intégrer ce changement, élargir son spectre de valeurs, celui qui fera que l'on trouvera naturel et enrichissant d'aller travailler.
Le matraquage sur une certaine " notion du travail " commence très tôt : " Il faut bien travailler à l'école pour avoir un bon métier ". Sous entendu l'institution sait ce qui est bon pour toi et il existe une échelle de valeur dans les métiers. Cela s'appelle de l'endoctrinement. Selon Wikipedia : L'endoctrinement a longtemps été défini comme l'acte d'instruire ou le processus par lequel on inculque une doctrine, une attitude ou une méthode à des étudiants. Dans l'évolution de la société, le terme devient péjoratif lorsque la foi ou la soumission cèdent la place à la raison : il désigne alors un enseignement qui interdit l'apprentissage ou la simple connaissance d'autres perspectives ou encore lorsque la doctrine elle-même est jugée fausse ou dangereuse. L'endoctrinement aurait la capacité de dissoudre tout esprit critique chez celui qui le subit.
A ce niveau, nos expressions toutes faites, nos habitudes de langages sont toutes aussi révélatrices qu'irréfléchies : Toujours au sujet des enfants (le cerveau neuf) : "Pense à tes études" ou "il faut faire de bonnes études" - Sous entendu : Si tu veux REUSSIR ta vie il te faut REUSSIR des études. Sans bonnes études mauvaise vie. "As-tu bien travaillé à l'école ? Non !!! Mais qu'est ce qu'on va pouvoir faire de toi ?" Bon début dans la vie active non ??? Il en va de même ensuite, durant notre vie d'adulte ; le lundi matin : "Bon courage". Le vendredi soir : "Bon week-end". - Autrement dit : Faut du courage pour aborder la semaine car… le travail n'est pas drôle. Le week-end on ne travaille pas c'est donc plus agréable.
Mais… Si le travail n'est pas agréable alors pourquoi plus d'1 personne sur 4 est-elle bénévole et de surcroit essentiellement le week-end ? Paradoxale non !!
Alors pourquoi allons-nous travailler ? Pour GAGNER notre vie. Sous entendu la vie on te la donne mais ensuite il te faut la gagner. Etrange non !!
La notion même de travail va évoluer. Aujourd'hui, " travailler ", si l'on résume cette notion à sa plus simple expression, signifie pour nombre d'entre nous, accomplir une tâche pour apporter une réponse à nos besoins alimentaires ou sécuritaires. Si demain les fonctions de besoins sont remplis par des machines et que de fait le sécuritaire n'est plus un problème, que nous reste t'il ?
La découverte.
Nous sommes juste entrain de lever le voile sur un tout petit morceau du mystère de la création. Comment fonctionnons-nous (physique et mental) ? Quelle chimie ou alchimie a créé du vivant et la fait évoluer ? Y a-t-il d'autres formes de vivants possibles ? Ici, ailleurs ? Comment accéder à cet ailleurs ? Les questions et donc les envies sont innombrables et continuerons inlassablement à nous tarauder. Pour y répondre il faut réfléchir, expérimenter donc… Travailler.

Nous venons juste d'arriver, quelques grains de sable dans un immense sablier. Nous sortons de notre clairière première, nous apercevons l'orée du bois derrière laquelle un champ énorme se dessine. Il s'appelle le champ des possibles. Nous avons ouvert la boite de la création et commençons à en admirer les différentes briques du vivant, les atomes, les brins d'ADN, les énergies, les forces…. Nous ne connaissons pas encore tout le registre des assemblages possibles de ces éléments. Une boite géante de LEGO nous est offerte. Cherchons les formules, les possibles, assemblons les pièces, expérimentons à l'intérieur de ce champ des possibles et la prochaine étape de l'humanité sera là bas, à l'autre bout de ce champ…une histoire qui reste encore à écrire.
Quant à la notion de " temps " liée au principe du travail, elle ne sera plus évaluée de la même façon. Lorsque l'on aura besoin d'une personne ressource dans un domaine précis et dans un lieu donné, une annonce passera et les individus qui pourront et auront envie de répondre à ce besoin agiront. Nous aimons les défis et répondre à un besoin insatisfait relèvera du défi donc… il y aura certainement toujours quelqu'un ayant l'envie de relever le problème ou l'énigme devant laquelle nous serons. D'autant plus que nous aurons… le temps d'y réfléchir et d'y répondre.
Si personne de compétent ne peut ou ne veut intervenir et qu'aucune machine ne sait effectuer cette tâche alors les personnes qui se sentiront concernées par le problème rencontré chercheront une solution par elles mêmes, en se regroupant. En fait, tout comme aujourd'hui mais sans les multiples intermédiaires inutiles et la problématique du coût de l'intervention.

"Que devient notre identité culturelle dans ce type de projet ?"

Ce n'est pas parce qu'il n'y aura plus de notion d'économie financière que l'on perdra son identité culturelle…
Plus sérieusement : La peur de la perte d'identité est souvent liée à " l'autre ", l'étranger, celui dont les us et coutumes nous sont…étrangères. Le premier avantage incontestable de cette nouvelle société réside dans le fait que personne ne sera dans l'obligation de devenir immigré économique ou politique. Le choix de résidence se fera aux vues de motifs personnelles, de valeurs culturelles partagées, de topologies géographiques et non en fonction d'un impératif extérieur.
Avec le temps et une possibilité illimitée de voyager (les frontières ayant été créées pour des raisons économiques disparaitront d'elles mêmes) le principe même d'identité nationale mutera en identité planétaire. Il n'y a pas de période nécessaire à ce concept novateur, il se mettra en place de lui-même, avec le temps et il m'étonnerait qu'une personne revendiquant aujourd'hui une " identité nationale " forte ne comprenne pas rapidement l'opportunité d'une identité terrestre. Quant aux " vieux résistants " des époques nationales, il y a fort à parier qu'ils regarderont leur nouveau présent en étant les premiers surpris de leur croyance et du bien fondé de leurs anciennes valeurs.

A bien y regarder, nos valeurs identitaires ne sont pas de notre fait et évolues constamment. Je suis né dans un pays mais je ne l'ai pas choisi. La langue que je pratique, je ne l'ai pas choisi. Pour certains d'entre nous, l'alphabet (du grec alpha et bêta) que nous apprenons à l'école est latin plus une lettre emprunté au grec : upsilon et appelé " i grec ". Selon l'Encyclopédie Hachette : "Si différents systèmes d'écriture ont pu naître séparément à des époques et en des lieux divers (Mésopotamie, Égypte, Chine, Amérique précolombienne), il semble bien que les écritures alphabétiques aient une origine unique. La comparaison des premiers alphabets, notamment des signes protosinaïtiques avec l'alphabet phénicien, est très instructive. Des convergences dans la forme, le nom et la valeur phonétique des lettres établissent entre eux une parenté incontestable. Quant aux alphabets asiatiques (on n'en compte pas moins de deux cents), on pense qu'ils remontent tous à l'écriture brahmi. Tous les alphabets du monde proviendraient donc de la même source proche-orientale". Les chiffres que nous utilisons sont arabes et trouvent leur origine en Inde (Wikipedia : chiffres arabes).
L'eau que nous buvons ainsi que l'air que nous respirons, et sans qui nous ne pourrions être vivant, ont voyagé à l'intérieur d'un cycle qui couvre la planète entière.
Les personnes que nous côtoyons, les auteurs que nous lisons, les vedettes qui nous servent de référents viennent tous de pays différents.
Les frontières de nos pays ont évolué avec le temps et l'histoire. Un français d'aujourd'hui a pu être un allemand d'hier. Un espagnol d'aujourd'hui a pu être un maure d'hier.
Le patriotisme n'est rien d'autre que du racisme avec un drapeau nous dit Jacque Fresco en argumentant son commentaire comme suit : C'est de la division qui ne s'appuie sur aucun fondement nécessaire, utile ou procédé naturel. Nos nécessitées fondamentales sont planétaires.
L'humain est une espèce grégaire par nature, voir même par culture quand celle-ci n'est pas orientée pour un besoin économique et/ou politique. Notre patrie c'est la Terre et notre comportement envers elle reflète le comportement qu'elle a envers nous. Nous influons sur notre environnement naturel tout comme notre environnement social influe sur notre comportement et nous dicte notre conduite. Un enfant n'aura pas le même comportement ni la même conduite selon les valeurs environnementales inculquées et observées et il en va de notre identité comme de notre conduite et de notre bien être physique. Ce sont les " possibles " de notre vie qui nous offre nos repères. Savoir que l'on va devoir supporter telle et telle personnes plus telles et telles obligations ajoutés au rythme cadencé d'un travail répétitif nous rend malade au sens propre comme au sens figuré. Notre comportement n'est pas non plus le reflet de notre naissance car nous ne naissons pas fanatiques, haineux, cupides ni avec nos préjugés. Un enfant blanc qui serait adopté par une famille noire qui lui apporterait tout l'amour dont il a besoin aurait très peu de probabilité d'adhérer à un mouvement de type Ku Klux Klan et sa culture serait le reflet du milieu dans lequel il a baigné. Nous sommes façonnés par notre environnement. C'est pour cela que les comportements aberrants continueront tant que nous vivrons dans un environnement aberrant. Nous ne pouvons changer la nature de nos expériences dans cet environnement. Nous sommes perméables et poreux à ce qui nous entoure, à notre contexte social.
Toute culture dans le monde fournit aux gens une éducation qui a pour but de permettre de remplir une fonction au sein de cette culture. Autrement dit, un enfant tout comme un adulte qui a vécu dans un environnement de type fasciste, entouré par des symboles fascistes, des discours fascistes, valorisé quand son comportement sert la cause et blâmé, brimé ou rejeté quand il ne se comporte pas comme sa société le souhaite ne peut QUE devenir fasciste. Les témoignages des allemands ayant vécu le IIIème Reich sont, à cet égard, sans appel. Après coût ces gens sont comme sonnés, assommés par le comportement qui a été le leur. Nous sommes conditionnables et conditionnés pour servir une culture établie. C'est très évident car très visible dans une situation extrême comme l'Allemagne de 1939 mais beaucoup plus difficile à percevoir car plus insidieux dans un système libéral comme l'actuel. De plus nous n'avons pas le recul pour analyser ce que nous vivons puisque nous sommes en cours de vécu. De la même façon que je ne peux pas regarder à la fenêtre et me voir regarder à la fenêtre.
Alors qui nous conditionne ?
Les maitres des institutions ? L'establishment ? Notre système de valeurs a pour but de soutenir les structures existantes, quelles soient laïques, religieuses, industrielles et/ou militaires. De fait nous tendons à penser que notre société est la meilleure qui puisse être, que notre dieu est le bon Dieu (à ce propos, vous êtes-vous déjà représenté Dieu en femme noire ?). Nos loisirs sont les meilleurs loisirs que l'on puisse avoir (les combats de chiens pour certains, des jeux virtuels pour enfants ayant pour thème la destruction pour d'autres).
Notre changement va de paire avec notre environnement. Idem pour notre comportement.
Si nous désirons évoluer, il faut d'abord faire évoluer notre environnement et non l'inverse sinon nous chercherons toujours à nous réorienter pour recouvrer nos anciens comportements. Nos pensées sont fondées sur l'endoctrinement que nous impose la société dans laquelle nous vivons. L'étendue de nos pensées est limitée par les valeurs dominantes de notre société.

"Je n'ai toujours pas compris, qui décide ?"

La question à se poser n'est pas tant qui prend la décision que comment est prise la décision. L'avis d'une personne, ou d'un groupe constitué, est forcément sujet aux valeurs de ces personnes. Il ne peut y avoir d'objectivité. Une décision est toujours assujettie au bénéfice que l'on pourra en retirer (bénéfice morale, financier, éthique…).
Ensuite elle sera modulée en fonction de l'époque et du lieu où elle sera discutée. Notre opinion est le reflet de ces paramètres.
Exemple : pour des raisons économiques, religieuses et civilisatrices, les conquêtes puis les colonies étaient considérées comme de bonnes décisions pour les gens de ces époques. Qu'en pensons-nous aujourd'hui ? Les Aztèques qui étaient un peuple civilisé, économiquement fluctuant et aux connaissances architecturales avancées sacrifiaient des centaines de personnes pour apaiser leurs Dieux. Décision sensée ? Les romains de l'antiquité avaient les jeux du cirque avec des gladiateurs et des animaux qui dévoraient les gens pour le plaisir des citoyens. Décision respectueuse ? Platon nous relate que Socrate était intarissable sur les droits de l'homme mais détenait des esclaves. Juste décision ?…
Toutes ces personnes et civilisations citées en exemple sont considérées comme des références dans nos livres d'histoire. Sont-ils violents ? Criminels ? Les voudrait-on comme dirigeants ? Que penseront nos petits enfants de dirigeants et de peuples qui ont détruit, pollué, spolié la planète ?
Notre opinion ne peut servir au mieux nos besoins. Ce dont nous avons besoin ce sont des constats rendus grâce aux connaissances exhaustives (dans la mesure d'un présent) que nous détenons sur un sujet puis ces paramètres doivent être analysés afin que la meilleure des solutions apparaisse d'elle-même.
Exemple : quelle quantité d'eau potable existe-t-il au dessus, sur et sous terre. ? Où sont-elles localisées géographiquement ? De quelles techniques disposons-nous pour l'exploiter sans créer de dégâts ? Quelle quantité pouvons-nous extraire pour qu'un renouvellement naturel ait lieu ? Quelle technologie est capable d'acheminer cette eau convenablement jusqu'à un point X ? Etc…
A ma connaissance aucun système politique ni aucun politicien actuels ne peuvent répondre à ces questions. Aucun spécialiste (au singulier) ne peut répondre à l'ensemble de ces questions. Aucun regroupement de spécialistes ne sera dans un accord parfait pour répondre à ces questions (à cause de la subjectivité de la décision décrite un peu plus haut).
Seule une machine peut objectivement prendre en considération la totalité des paramètres et soumettre un résultat objectif. Les logiciels de cette machine ont été programmés par l'homme mais pas sa conclusion, son résultat.
Pour les générations d'avant 1980, cela peut paraitre surprenant car on nous a fait croire que les machines étaient des outils du patronnât. Outils hautement sophistiqués qui lui permettaient de se débarrasser de nous et Hollywood a relayé cette image avec des films à sensation et pourtant… Nous savons bien que c'est faux, que les machines nous ne pourrions plus nous en passer et qu'un IRM est plus efficace qu'un stéthoscope qui lui-même était plus efficace que l'oreille du médecin.
Par contre, ce qui est sûr, et ce quel que soit les dirigeants, c'est que durant les dix prochaines années, si nous restons dans les mêmes repères économiques qu'aujourd'hui, avec les mêmes systèmes gouvernementaux, 3 nouvelles expressions vont envahir notre quotidien : Obsolescence programmée - Chômage technologique - Réfugié climatique.
Pourquoi ? Parce que cela s'inscrit dans la suite logique du système. Du matériel moins fiable pour une consommation toujours plus intense -Moins de salariés et plus de machines pour faire baisser le coût de la production et être plus concurrentiel - Une pitoyable et irrespectueuse " non gestion " de la planète qui dérègle le rythme naturel et voit survenir des catastrophes de plus en plus dévastatrices à un rythme de plus en plus serré.

 

LE principe de l'économie de marché signifie que ceux qui n'ont pas l'argent, pour acheter ce dont ils ont besoin, n'ont pas le droit de vivre. LE reste n'est que verbiage, crédulité et justification d'économistes corrompus.

LE principe de l'économie de marché signifie que ceux qui ont de l'argent, doivent acheter ce qu'on leur inculque qu'il est bon de posséder. LE reste n'est que verbiage, crédulité et justification d'économistes corrompus.

 

Le Monde Magazine (daté 16 avril 2011) a publié un long entretien avec Jeremy Rifkin. Il ne voit pas d'autre avenir que celui d'une civilisation de l'empathie. Extrait : "Depuis une vingtaine d'années, une vision neuve de la nature humaine émerge de la biologie et des sciences cognitives. Les dernières découvertes des spécialistes du cerveau et de l'apprentissage chez l'enfant nous obligent à revoir la vieille conception d'un être humain naturellement agressif, égoïste, utilitariste. Ces recherches montrent que nous sommes des animaux sociaux qui supportons mal la souffrance des autres et la destruction de ce qui vit, réagissons de concert, en vue de l'intérêt général, quand nous sommes menacés."

 

Puisque les systèmes politiques humains ne peuvent qu'accepter un état de fait économico-financier destructeur, supprimons le rôle des politiciens.
Nous avons vu qu'aussi surprenant que cela puisse paraitre aujourd'hui, dans une économie basée sur les ressources, l'argent peut disparaitre et avec lui l'inutilité de sa gestion, du banquier jusqu'au politicien. Les décisions s'imposeront d'elles mêmes gérées par des ordinateurs qui répondront à nos besoins dans une société où la notion de pouvoir national ou international nous paraitra aussi arriéré qu'inutile.
Comme pour le reste, cela ne se fera pas en un jour et nous nous rendrons compte au fur et à mesure de l'évolution de cette nouvelle civilisation de l'inéluctabilité de ce principe.

Quelque soit la sincérité et les sentiments positifs que puisse avoir un personnage dirigeant, il ne peut être efficace.
Nombre d'entre nous sommes sincères dans nos actions, nos luttes, nos valeurs altruistes, celles que nous défendons parfois même bénévolement. Mais ce n'est pas de sincérité dont nous avons besoins. Ce qu'il nous faut c'est une gestion intelligente des ressources de la planète. Pour ce faire, il faut une méthodologie pour affronter les problèmes, pas du sentiment ni même une opinion.
On nous a enseigné à croire que tout le monde devait avoir le droit de défendre son opinion. Mais il y a autant d'opinions que d'individus. Et comment faire coexister et défendre à la fois l'opinion d'un américain noir et celle d'un membre du Ku Klux Klan dans une démocratie ?
L'opinion est ce qui divise, pas ce qui rassemble. (Diviser pour mieux régner, ça vous rappelle quelque chose ?). Aujourd'hui nous avons une opinion sur chaque domaine, chaque action, chaque info. En 2 minutes de traitement de sujet par un média quelconque nous pensons détenir suffisamment de données pour émettre notre opinion. Celle-ci est forcément influencée par nos croyances, nos valeurs, notre sensibilité, notre affect bref… nos acquis qui de surcroit sont intrinsèquement liés à cette société. Donc, forcément arbitraire et sujette à interprétation.
Avec ce principe nous ne pouvons que continuer à répondre dans l'urgence sans nous occuper de la résolution du problème de fond.

Notre politique qu'elle soit internationale, nationale, régionale, municipale ou personnelle n'est équivalente qu'à l'action d'un sparadrap sur une jambe de bois. A l'image de notre système pharmaceutique, nous soignons mais nous ne guérissons pas. Quel profit peut tirer une entreprise pharmaceutique de la guérison ?
Lorsqu'un ingénieur parle avec d'autres ingénieurs, il n'émet pas son opinion et il n'y a pas d'interprétation possible. Il dit : "Ce matériau est capable de résister à telle pression". Ses collègues testent à leur tour. Ensuite cette donnée est validée ou invalidée. Point.

Actuellement nous sommes dans la déraison. Depuis trop longtemps, nos méthodes d'évaluations sont obsolètes car basées sur le profit immédiat et n'ont aucune vision à long terme. De nombreux experts de différentes sciences de la terre, craignent qu'aux alentours de 2030 les dégâts soient trop importants pour que le processus soit réversible. Nous vivons sur une planète dont nous atteignons les limites de ce qu'elle peut supporter et aux ressources fossiles dont le renouvellement ce calcule sur des cycles de milliers voir de centaines de milliers d'années et nous nous comportons tels des insouciants aux possibilités illimitées.
Notre système a fait son temps et ne répond plus à la réalité géologique et sociale. Le " toi, moi, nous " que nous formons ne peut, peut être pas (bien que…), stopper ce processus mais nous pouvons au moins nous tenir prêt pour un changement de paradigme tout en influençant, par notre comportement, l'amorce du changement.
Cela signifie avoir conscience qu'une autre forme de société peut se mettre en place, ne pas la craindre et œuvrer pour sa mise en place.
Les économistes, les dirigeants les grands groupes industriels sont par trop préoccupés et " endoctrinés " par le système financier pour avoir le recul nécessaire, la volonté voir même la possibilité de stopper ce processus.
C'est à nous, grâce à la bonne compréhension de la possibilité de création d'une société basée sur les ressources et l'équitabilité, par le biais de l'information que nous diffuserons autour de nous, par nos comportements responsables et nos choix quotidiens, que revient le rôle de " transitionnalité ".
Cette transition ne peut se faire que sur le principe des vases communicants. Plus la société économique s'écroulera, plus un projet de type " Projet Venus " s'imposera de lui-même. Ce projet n'est ni religieux, ni politique, ni doctrinal, il est scientifique. Il n'y a pas de point de vue imposé ou un discours sur " comment devrait être le monde ". C'est juste de la technique qui répond à une réalité, celle des ressources de notre planète.
Si nous désirons que ces ressources soient traitées et gérées avec respect et rationalité, il faut y soustraire l'élément déclencheur du non respect et de l'irrationalité : le profit, par conséquence, l'argent ou tout symbole équivalent.
En suivant le même raisonnement, nous ne pouvons que constater que dans tous les domaines, l'argent est devenu un frein voir un handicap. Il a été l'outil incontournable correspondant à une époque, celle de la rareté et du coût humain de l'ouvrage et du produit manufacturé mais cette époque n'est plus.
Plus nous serons nombreux et prêts à laisser se remplir le nouveau vase sans lui infliger de résistance plus la transition se fera " naturellement " dans la fluidité. Si nous exerçons une force contraire, tel un bouchon dans une canalisation, les remous et les remontées rendront cette période longue et violente. Si nous décidons de nous y opposés, alors c'est dans une révolution sanglante que le fonctionnement actuel se remettra en place avec encore plus de misère, plus de précarité, plus de servitude et, ce, jusqu'à ce que la planète bleue devenue planète sombre nous dise : GAME OVER.