Au delà de l'exemple du bénévolat, imaginez-vous
3 mois en vacances. Super, n'est ce pas. 1 an en vacances... Vous resteriez
1 an à juste boire des cocktails assis sous les cocotiers ?
Une chose est sûre, peu à peu vous décideriez d'aller à la pêche, puis
de repeindre le bateau puis d'aider votre voisin devenu un ami à réparer
son toit puis….
Les machines peuvent faire pour nous mais ce qui est bien avec elles…c'est
qu'elles ont un bouton pour les arrêter. Si vous désirez le faire par
vous-mêmes, libre à vous mais je pense que nous
sommes tous d'accord pour dire que pour nettoyer les canalisations des
toilettes publiques, une machine c'est mieux.
Deuxième chose, Il n'y a pas de "nature" humaine dans le fait
de profiter (au sens négatif du terme) mais du "réflexe" humain
dans l'adaptation sociale à la survie. Dans une situation " lui ou moi
", la sauvegarde, la survie nous amène à sauvegarder " moi " d'abord.
Si un lion attaque deux personnes qui ne se connaissent pas, il va de
soi que vous chercherez à ce que le lion attaque l'autre plutôt que vous.
Par contre si c'est " moi " et " mon gosse " alors vous sauverez votre
gosse en vous sacrifiant et ça… ça n'est plus de la nature mais de la
culture (et n'allez pas me citer les animaux en exemple car chez la plus
part d'entre eux, les parents protègent leurs petits (hé encore pas tous
et chez ceux qui le font ce sont surtout les mères qui protègent) mais
en cas de risque de mort ils se sauvent "eux" et abandonnent
leur progéniture. A lire : Lorenz
(Ethologue) - L'agression).
Mais comment " profiter " au sens économique du terme quand cette notion
n'est plus. La nature humaine est grégaire sinon elle n'aurait pas survécu
aux dangers de ses débuts. Une fois que nous aurons
réappris (comme avant l'agriculture, l'argent, la propriété privée) que
le bien être de l'autre permet le bien être
personnel, c'est tout un nouveau rapport à la pensée qui cheminera.
Pour les fainéants, personnellement, je n'ai jamais
rencontré d'enfants fainéants avant l'institutionalisation. Tous
aiment : pour certains dessiner, d'autres chanter, peindre, jouer dehors,
découvrir, regarder, poser des questions… bref s'intéresser, effectuer
et concrétiser. Pourquoi cela disparait-il ? Y aurait-il un rapport entre
activité qui ne nous correspond pas ou activité où l'on est considéré
comme " nul " et la fainéantise ?
Est-ce qu'un travail abrutissant ou nul peut rendre courageux ?
Vous je ne sais pas mais moi je suis souvent en
forme pour pratiquer une activité qui me plait.
|