AUJOURD'HUI C'EST DEMAIN :

 

1ère partie - Rare rareté

 

 

Je commencerai ce deuxième chapitre par un extrait d'interview de Pierre Rahbi ((agroécologiste - Essayiste - Inventeur du concept " Oasis en tous lieux " - Franco-Algérien) paru dans le journal Sud-Ouest en janvier 2012 et intitulé "L'humanité entière est invitée à imaginer l'avenir" :
" Plus que jamais. Nous sommes dans une véritable impasse. Ce n'est pas la première fois que l'homme se trouve face à des impasses. Mais, du fait de la mondialisation, c'est la première fois que cette impasse est généralisée. C'est l'humanité tout entière qui est invitée à se concerter pour imaginer l'avenir.
(…) Malheureusement, la conscience collective n'a pas atteint le niveau de lucidité suffisant pour voir l'ensemble des phénomènes et se définir de nouveaux objectifs. Nous vivons encore dans l'illusion selon laquelle l'être humain va redresser la situation. Politiquement, nous faisons de l'acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. Il est dans cet état parce qu'il est en dissonance et en contradiction avec les lois fondamentales de la vie. Nous espérons toujours remettre sur les rails le système que nous avons élaboré, mais ce n'est pas possible.
(…) Nous sommes dans un malentendu. Les religions ont une grande responsabilité pour avoir instauré l'homme prince de la création. Les Peaux-Rouges ne disent pas : " La Terre nous appartient. " Ils disent : " Nous appartenons à la Terre. " Toutes les balivernes qu'on a inventées ont donné un être humain arrogant. Les religions ont proclamé le caractère sacré de la création. Je ne comprends pas qu'elles ne puissent pas être les premières écologistes. Tous ces malentendus nous font croire qu'il y a la nature et nous. Mais nous sommes nature.
Le fait d'être doté d'une pensée - pour le meilleur et pour le pire, d'ailleurs - nous donne une spécificité, source d'angoisse ou de libération. Nous avons laissé l'angoisse prendre le dessus parce que nous avons peur de la vie et de la mort, et, d'une planète paradis, nous avons fait un enfer. (…) Mais, aujourd'hui, il y a une écoute plus profonde. Parce que nous sortons de cette griserie.
Le modèle que l'on disait triomphant est en train de se déliter lamentablement. La peur du lendemain ne cesse de grandir. Nous nous rendons compte que nous sommes très, très faibles. Nous bombons le torse avec nos innovations, nos machines et nos trucs. Nous sommes sur une pyramide de milliards, mais ce n'est pas cela qui nous rend plus heureux. (…) Le drame du monde moderne, c'est que l'indispensable n'est pas garanti et le superflu n'a pas de limite.
Qu'est-ce qui ruine la planète ? Ce n'est certainement pas la nécessité. Je ne comprends pas pourquoi l'on donne tant de valeur aux diamants, à l'or et à toutes ces choses. C'est infantile. Tant que l'on continuera à donner à l'argent plus d'importance qu'au destin collectif et à la nature, nous resterons dans ces niaiseries-là. (…) La gouvernance du monde n'est pas en phase avec les réalités de l'Histoire. Nous avons l'impression que l'on entretient coûte que coûte un modèle en train de mourir. À côté de cela, heureusement, il y a une réaction de la vie. (…) La situation actuelle a provoqué une créativité humaine incroyable. Je me réjouis de rencontrer des tas de gens qui me disent : " Je veux construire ma maison pour qu'elle soit saine et écologique ", " Moi, je veux éduquer mes enfants autrement que dans cette stupidité de la compétitivité qui les angoisse au lieu de les épanouir. " La société civile est un vaste laboratoire d'expérimentation. Le monde de demain est en gestation. Au lieu de dire : ce sont des marginaux, il faut que ceux qui détiennent l'autorité considèrent enfin que ce sont eux les créateurs, et pas les modèles asservis à l'argent ".
L'état des lieux est sans appel et sans équivoque possible. La totalité des ressources indispensables à la survie est surexploitée et hypertrophiée actuellement. Elles seront dans un état moribond d'ici à 2030 et sujettes à disparition d'ici à 2050 si un changement de paradigme radical et total n'est pas effectué. Si elles disparaissent (ou si elles mutent trop rapidement) nous disparaissons. C'est indiscutable.
Nous avons trouvé la cause de cet état de fait, il se nomme le profit financier et est la conséquence logique de tout système budgétaire. De part son profil et sa fonction il ne peut être respectueux. Ca lui est antinomique, paradoxale et suicidaire.
Quel que soit le fonctionnement politique adopté depuis 5000 ans, nous ne pouvons que nous rendre à l'évidence, la politique est au service de la finance. L'ensemble des " isme " (anarchisme, communisme, socialisme, capitalisme, libéralisme, fascisme…) n'existe qu'en référence au système monétaire ou à une des ses équivalences. Les politiques ne sont pas là pour gérer ou canaliser l'économie mais pour l'aider et l'appuyer dans ses choix de structuration. Pour ce faire des outils furent créés et mis à la disposition des états. Ils se nomment patriotisme, travail salariale, système bancaire… et leurs conséquences profitables ont pour noms : guerres, servitudes, coûts de la vie. Les stratifications sociales sont le résultat des distinctions de classes sociales elles mêmes élaborées en vertu d'un pouvoir d'achat directement lié à la somme financière que nous représentons.
En définitive, dans et pour la société nous sommes représentés, nous n'existons qu'au travers de notre valeur financière. Nous sommes notre argent. Nous ne sommes QUE des potentiels de consommation.
Le pire constat est la prise de conscience des conséquences de l'effet de cet argent. Il agit comme une substance à accoutumance dégénérative. Plus nous en disposons, plus grand devient le besoin de possession et plus obsédante devient la crainte du manque. Il traumatise.
Les effets de " manque " tout comme ceux de " sur dose " sont excessivement visibles aux deux extrémités de la société. La délinquance sans repères sociétaux chez les plus démunis, la délinquance sans respects sociétaux chez les plus nantis. Cela va du vol d'un sac à main au vol des ressources d'un pays. A son contact, nos besoins se transforment en envies qui induisent des addictions d'insatisfactions permanentes et de nécessités de consommation. Une boulimie incontrôlable et insensée induit un passage de l'état de maladie chronique (irrespect de l'environnement, des autres, de soi, perte de l'identité personnelle) à celui de suicidaire (détérioration volontaire de l'indispensable vitale). La dépendance est si importante que les vrais détenteurs du pouvoir (les gens de l'ombre) ne peuvent pas lâcher prise, quitte à précipiter la planète entière dans un no man's land apocalyptique. Ils sont les junkies du système.
Comprendre et assimiler cet état de fait nous permet de mieux nous comporter et surtout nous conduira à mieux adapter notre attitude lorsque le bouleversement inévitable qui se prépare prendra son essor. Ce système s'effondre sur lui-même comme un grand corps malade dont les immunitaires ne répondent plus. Il faut en avoir conscience afin de l'aider à s'écrouler plutôt que de l'obliger à se trainer sur des moignons hypertrophiés jusqu'à sa disparition et donc la notre. Grâce à la prise de conscience et à l'information relayée, nous étayerons la chute de façon à occasionner un minimum de dégât tout en nous préparant du mieux possible à la mise en place d'un : " autre chose ", qui évitera les écueils des paramètres défectueux qui ont fait chuter ce fonctionnement.
A n'en pas douter d'autres problèmes surgiront mais plus la période de transition sera vue comme une cure de désintoxication nous permettant de réapprendre à vivre par et pour nous même, plus vite et mieux la mise en place d'une nouvelle société s'effectuera.
Nous savons maintenant comment et pourquoi la monnaie ou tout symbole s'y rapportant a été créé.
2 valeurs : la rareté et le coût (calculé sur la main d'œuvre + le temps + la matière première).
Les questions sont : Pouvons-nous faire disparaitre ces deux notions et est-ce que l'homme est capable de vivre dans une société sans argent ?

La rareté :

Sur les 4 besoins indispensables que sont l'eau, l'air, la nourriture et la protection, nous avons vu que la rareté n'existe pas.
Ces ressources ont été mises à mal, esquintées et hyper fragilisées. Actuellement (pour des raisons de profit) elles sont très mal gérées et surexploitées sans soucis ni calcul de régénérescence dans le but inavouable mais repérable de création de rareté. Si d'ici à 10 ans un programme complet, global et d'un niveau planétaire est mis en place, ces ressources seront encore suffisantes pour répondre à l'ensemble des besoins des 9 milliards d'être humains qui vivront en 2020. A lui tout seul le site " Energie non polluante du gouvernement canadien " regroupe un répertoire impressionnant de réalisations techniques, de technologies et d'applications non polluantes dans les domaines de l'industrie et de l'énergie propre (1100 entreprises, des organismes, des associations, des activités, des projets, des initiatives et des événements). Tout ceci est visible sur leur site et une brochure est téléchargeable.

Les solutions :

Moteur électrique Prius - Toyota
- Pour l'air, si nous arrêtons de polluer ne serait-ce qu'avec les émissions dues à l'industrie et aux transports c'est 80% de salubrité retrouvé à très court terme (ref : 1ère partie Etat des lieux).
Nous détenons toutes les technologies rendant possibles ce basculement dans l'immédiat avec une transition pouvant s'effectuer en quelques de mois. Entre autres : géothermie, moteur à eau, moteur électrique, moteur à hydrogène, déplacement par sustentation magnétique, centrale électrique osmotique…. Ce n'est donc qu'un choix économique actuellement détenu sous pression de lobbying pétrolier, bancaire, alimentaire, pharmaceutique… Economie, pétrole, aliments, pharmacie, nous pouvons rapporter ces 4 domaines à 4 des plus gros chiffres d'affaires français soit : 1er : Total, 2ème : BNP Paribas, 3ème : Carrefour, 19ème : Sanofi-Aventis. (Source : Wikipedia : Classement des plus grandes entreprises françaises en chiffre d'affaire 2009). Ce constat peut se transposer sur la quasi totalité des pays occidentaux.

L'usine d'El Prat dsel Llobregat satisfait 20 % des besoins en eau de Barcelone. Photo DDM, I. B.
- Pour l'eau, entre les nappes sous-terraines et la dessalinisation, c'est également, juste, une histoire de choix économique lobbying des sociétés d'assainissements et pharmaceutiques.
Même si l'on prend en considération les nappes les plus profondes de la planète, qui se situent dans les régions les plus désertiques du globe, l'eau se trouve à 1000 mètres de profondeur. En 1989 nous savions déjà creuser jusqu'à 12 000 mètres (wikipedia - Forage SG3).
Ensuite il n'y a plus qu'à pomper.
Pour la remise en état des eaux de surface, des techniques contre l'eau saumâtre et l'oxygénation existent et sont déjà pratiquées. N'importe quel aquariophile en connait les principes de base ainsi que les techniques et saurait les appliquer rapidement et efficacement (actuellement le rendement est inférieur à notre pollution mais l'inversement de cette tendance est juste une histoire de choix… économique).
Autres exemples : Certaines plantes aident la ré-oxygénation de leur milieu et en 2012 des recherches effectuées sur le Néverdier (arbre à eau) sont devenues très prometteuses. Un article complet est consultable sur Civilisation 2.0.

Culture hydroponique,
Sytème racinaire
- Pour l'agriculture et l'élevage, d'après la FAO (Food & Agriculture Organisation), dont nous avons déjà parlé, il nous reste 65% de terres cultivables à exploiter.
Même si cela ne suffit pas ou dans le cas ou ces sols seraient détériorés avant notre réaction de préservation, il existe des palliatifs très attractifs et déjà en place mais à petite échelle : l'aquaculture dont la branche piscicole est très prometteuse, l'hydroponie (agriculture hors sol = eau + minéraux) et l'aéroponie, la nutraculture (production de nutriments), la permaculture et tout simplement un élevage sain (dans la mesure où le rendement financier n'est plus prioritaire).
" Dans des régions telles que l'Islande, la géothermie est utilisée pour cultiver des plantes dans des espaces clos tout au long de l'année. Dans une économie fondée sur les ressources utilisant cette méthode, d'énormes quantités de légumes peuvent être cultivés en toutes saisons. Un processus similaire peut être utilisé pour l'élevage de poissons. " ("Concevoir le futur" - Jacque fresco).

Etude Nasa de l'amphidromique. Carte des océans mettant en évidence l'amplitude du terme M2 de la marée. Les lignes blanches sont des lignes cotidales qui diffèrent d'une heure l'une de l'autre. Les points amphidromiques sont situés à la jonction de plusieurs lignes cotidales.
- Pour le chauffage, comme déjà cité, les techniques et les ressources ne manquent pas (solaire + éolien + géothermique + houlomoteur + marémoteur…). Nous en disposons même de trop.
Deux exemples : Le projet désertec lié à la production électrique grâce aux régions désertiques - Le puit Canadien.
Un autre en citation : " L'énergie géothermique, ou puissance extraite de la chaleur de la terre, est utilisée dans le monde entier avec un immense succès. Les scientifiques prédisent que si nous développons et exploitons seulement 1% de l'énergie géothermique disponible dans la croûte terrestre, nos problèmes énergétiques seraient éliminés. En l'absence de restriction monétaire dans une économie fondée sur les ressources, la société aurait la possibilité de prouver que ces scientifiques ont raison. L'énergie géothermique peut fournir plus de 500 fois l'énergie contenue dans l'ensemble des ressources en combustibles fossiles du monde tout en réduisant la menace du réchauffement de la planète. Les centrales géothermiques produisent très peu de pollution par rapport aux combustibles fossiles et émettent ni azote ni dioxyde de carbone. Un relatif petit espace au sol est nécessaire pour la centrale elle-même. En absence de compagnies pétrolières et gazières contrôlant une économie monétaire, la géothermie deviendrait le moyen le plus économique et efficace pour chauffer et refroidir les bâtiments. Si nous avions consacré un dixième de ce qui est actuellement alloué à l'équipement militaire pour le développement des générateurs géothermiques, nous aurions pu depuis longtemps résoudre nos pénuries d'énergie - Propos de Jacque Fresco.
" Les océanographes nous ont dit à la fin du 20 ème siècle que si nous exploitions le vaste potentiel d'énergie des océans - qui couvrent 70,8% de la surface de la terre - nous pourrions facilement répondre aux besoins présents et futurs en énergie pour des millions d'années à venir." - " De massives structures sous-marines peuvent canaliser une partie de la circulation du Gulf Stream à travers de grandes turbines pour produire de l'énergie électrique propre. Les turbines auraient un séparateur centrifuge et des déflecteurs afin d'éviter de blesser la vie marine. " ("Concevoir le futur" - Jacque fresco).

Les propositions tout comme les solutions ne manquent pas.
Les supercalculateurs aujourd'hui dédiés à l'économie ou à l'armée ont les capacités de paramétrer l'ensemble des ressources présentes au dessus, sur et sous la planète. Relayés par la panoplie de satellites présents tout autour du globe, ils pourraient en temps réel établir une carte exhaustive de l'état de la planète et de la meilleure gestion à apporter. Ces supercalculateurs programmés par des professionnels de diverses branches des sciences de la terre permettraient en un temps record d'être opérationnels afin de nous indiquer les quotas à respecter pour qu'une répartition équitable ait lieu en tenant compte des paramètres des cycles naturels.
Si l'ensemble du globe était vécu comme une entité vivante pouvant offrir le meilleur de ses productions et si nous l'aidons à maximiser ses points d'équilibres naturels dans le respect de son rythme, alors non seulement nous disposerions d'abondance, de salubrité mais surtout, les habitants de ce globe commenceraient à se percevoir comme des voisins de palier et non plus comme des " étranges étrangers ".
2008 : Roadrunner IBM - 1,042 PFlops - États-Unis
2009 : Jaguar CRAY - 1,759 PFlops - États-Unis
2010 : Tianhe-IA NUDT - 2,566 PFlops - Chine
2011 : K computer Fujitsu - 8,162 PFlops - Japon
1 Péta flops = 10 puissance 15 calculs par second (FLoting point Operations Per Second) soit : mille billions d'opérations à la seconde, 1 million de milliard.
Nous pouvons de suite constater la marge de progression des calculs (en 4 ans multipliés par 8 dont une multiplication par 4 en 1 an).

Aujourd'hui, le K computer peut calculer un peu plus de 8 milles fois 1 million de milliard d'opérations à la seconde et depuis 2008 le millier de Péta flops est dépassé par au moins quatre machines. Je n'en ai pas la certitude mais je pense que cela devrait suffire pour surveiller les ressources de la planète.
Dans la partie " principaux obstacles techniques " nous avons :
- besoin de puissance électrique de qualité - Nous savons qu'avec la géothermie + l'éolien + le solaire + l'houlométrie + la marémotricité nous disposons de plus d'énergie que nécessaire.
- Grand besoin de refroidissement -Même si ce refroidissement doit être fait avec de l'eau non saline, nous maitrisons aujourd'hui plusieurs techniques de désalinisation (Wikipedia - Dessalement).
- Pour que la puissance de calcul soit optimale il faut de la place et beaucoup de capacité de stockage - Où est le problème dès l'instant ou on ne parle plus d'argent ???

Je vois poindre une question…. Mais qui va s'occuper de construire ces machines et récupérer, voir gérer, les résultats si les travailleurs ne sont plus payés ?
Comme dit plus haut pour le bénévolat, ¼ des occidentaux, aujourd'hui et malgré le marasme dans lequel nous sommes, rendent services, travaillent gratuitement et ce au moins deux heures par semaine.
Mais même sans cela, imaginez que l'on vous dise : " tu as à manger, à boire, un logement, du chauffage, des vêtements plus tous tes biens habituels et un accès à tout ce qui sera nouveau et qui te plaira y compris les musées, les sports, les loisirs, les études…. en contre partie de quelques heures de ton temps dans le domaine que tu préfères, qui te conviens et où tu as des compétences ". Croyez-vous vraiment que la grande majorité va dire : " non, non, je préfère être salarié à 7 heures par jour en pratiquant un travail répétitif et rêver de ce que je ne m'offrirai jamais ". Le scientifique qui travaille actuellement en sachant que sa découverte va servir soit à faire la guerre (Hiroshima hier, laser embarqué sur satellite aujourd'hui) soit à enrichir un cartel économique (médicament de synthèse, brevetage du vivant….) tout ça pour 2500 à 3000 euros par mois dans un bureau sordide, subventionné par un consortium qui le pousse constamment à aller plus vite et à qui il doit sourire pour ne pas perdre son boulot…. Vous pensez vraiment que ce travailleur va vous répondre : " Non, ça ne m'intéresse pas de chercher comment optimiser au mieux les ressources de la planète pour que personne ne meurt de soif. "
Quant à l'indien, l'africain du sud, le guatémaltèque ou n'importe quel habitant de cette planète qui ne vit pas en occident, pensez-vous réellement qu'avec le niveau de vie qu'il a aujourd'hui il va lui falloir longtemps pour comprendre où est son intérêt ?
Il faut différencier la définition et la notion de travail entre le symbole identitaire et le " moyen de gagner sa vie ". Si le travail est gratifiant dans l'épanouissement qu'il peut procurer alors il est symbole identitaire intéressant et équilibrant, s'il est labeur éprouvant il ne peut être perçu que comme le reniement de l'individu.
Je suis un idéaliste, un utopiste, un doux rêveur ?
Regardez l'état de la planète. Pas d'idéal, pas de rêve, une réalité consternante qui va nous péter à la figure. Il n'y a plus le temps pour l'idéalisme, l'utopie, le Peace and Love soixante-huitard. Maintenant c'est réaction/solution ou disparition.
Alors c'est sûr, il y a 10 000 questions (voir plus) tellement c'est nouveau et déroutant mais je peux vous assurer qu'il y a 10 000 réponses et là où il y en a pas, hé bien c'est encore mieux, ça veut dire qu'il faut chercher et ça, c'est bien plus intéressant qu'un paquet tout ficelé.
Tout ne se fera pas d'un coup, il va falloir des paliers mais déjà, absolument il faut : RENDRE TOTALEMENT GRATUITE LES RESSOURCES INDISPENSABLES A LA VIE. C'est ça ou les voir disparaitre donc… Nous voir disparaitre.

" La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres [...] Il faut un minimum de bien-être et de confort ; mais, passé cette limite, ce qui devait nous aider devient une source de gêne. Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuivre du vent. Ce faux idéal n'est qu'un traquenard. " - Mahatma Gandhi